La primaire sur mesure du Président

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Le coup a été bien monté entre Soférino et l’Elysée. Personne ne l’a vu venir même pas Arnaud Montebourg qui, l’apprenant, a du se contenter d’un « bien joué !». Il fallait interpréter la semaine dernière comme un signe précurseur le souhait du Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis d’un congrès extraordinaire de son parti pour décider de la tenue d’une primaire à gauche.

François Hollande

François Hollande

Il y aura donc une primaire taillée sur mesure pour François Hollande, une primaire ouverte aux socialistes et à leurs alliés proches, les radicaux de gauche (PRG) et les Ecolos amis de Jean-Vincent Placé.

Ainsi, s’il est candidat et à n’en pas douter il le sera, François Hollande pourra procéder à l’inventaire de son quinquenat et dans l’affrontement avec ses concurrents internes trancher entre le camps des réformateurs qu’il incarne et celui des frondeurs plus traditionnels. Ces derniers ce samedi, Laurent Baumel en tête, n’ont eu d’autre solution que de se déclarer satisfaits, les aubristes aussi. Tous, lors du bureau national qui s’est tenu à la maison de la Chimie à Paris ce samedi ont voté le principe de cette primaire. Une belle unanimité qui n’est pas courante en ce moment au parti socialiste.

Macron pieds et poings liés

Emmanuel  Macron

Emmanuel Macron

Voilà aussi, Emmanuel Macron pieds et poings liés. Concourir à la primaire l’obligerait à quitter Bercy, à apparaître comme un traitre et il n’est pas sur que les adhérents de son mouvement « En Marche » apprécient de le voir s’aligner parmi les socialistes. C’est aussi couper l’herbe sous les pieds de Manuel Valls sans lui enlever la possibilité de reprendre le flambeau au cas peu probable où François Hollande renoncerait.

C’est également un pavé dans la mare de la droite. Alors que sa primaire viendra à peine de se terminer, l’opinion soutenue par les média n’aura d’yeux et d’ouïes que que pour la primaire de gauche qui aura lieu les 22 et 29 janvier 2017, les candidats devant se déclarer dans la première quinzaine de décembre. Un excellent timing pour le chef de l’Etat !.

F.C.

Commentaires

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  1. “Bien joué” dit Montebourg , il se croit dans un match de foot ? . Des millions de gens souffrent quotidiennement des conséquences de la politique menée par les gens de pouvoir (qu’ils soient républicains -socialistes ou socialistes-républicains ou écolo-R/S-S-R ou fronts S/R-R/S ) et les médias autorisés nous parlent comme si c’était un jeu , une partie de boule ou de foot . Nous ne sommes pas des billes et il est temps de siffler la fin de (ces) parti(s).

  2. Jean-Christophe Cambadélis vient de signer l’absence du candidat de “la gauche” (quelle usurpation d’identité !) au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017.

    Car, enfin, qui peut imaginer, dans “l’hypothèse” où François Hollande serait candidat (et pourquoi ne le serait-il pas, alors que cette primaire n’a été imaginée et votée que dans ce but ?) et, compte tenu du “corps électoral”, que François Hollande ne sorte pas vainqueur de cette consultation taillée sur mesure pour ce résultat ?

    Donc, François Hollande candidat du P.S. et consorts face aux candidats du F.N. et de la droite. Quel que soit le vainqueur de la primaire à droite, il a toutes les chances d’arriver devant François Hollande à l’issue du premier tour, sans parler de Marine Le Pen dont on peut craindre, à juste titre, qu’elle arrive, une fois de plus, en tête au premier tour.

    Dans ce cas de figure, il ne restera plus aux électeurs pas encore dégoutés qu’à choisir, une fois de plus et comme en 2002, entre la droite et l’extrême-droite.

    CQFD ! C’est, du moins, mon analyse. On en reparlera en 2017 !

    Bon courage d’ici là, dans le marécage de la politique politicienne de la France !

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