Parcours de Jardin à l’Evéché (Orléans)

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« décoré à * l’ambiance club de jazz newyorkais » selon la publicité municipale. So let’s go visit the revisited bishop’s garden of Orléans Jazz Festival” comme diraient des newyorkais .

Swing

La deco s’inspire à coup sûr de Jeff Koons (ce type qui fait d’immenses baudruches avec un peu de caoutchouc et beaucoup d’air, du vent quoi !) mais là s’ajoute quelque chose de purement onirique (à ne pas confondre avec ironique), dans une conception maximalement minimaliste aussi bien sur le plan conceptuel que réalisationnel.

Précision importante les différents pavillons et scènes n’ont pas été changés de place c’eût été trop fort pour les habitués à l’habitude.

Aussi en entrant dans le jardin, à droite, toujours le stand d’accueil avec au fond un tout petit compteur qui compte qui entre et qui sort et crie « Stop » quand il y a plus de 1800 spectateurs (mais ça c’est une autre histoire) et juste après une pompe à essence, juste à côté des poubelles, grandeur nature, écrits en américain des mots et des chiffres, du vrai comme si c’était du vrai de vrai , en polystyrène de 5 mm, (voir la photo) c’est saisissant de réalité, on se croit déjà devant un motel de Cleveland (là où la vie d’un gamin abattu par un policier vaut 6 millions de $) , excuses je me suis égaré dans le jardin !
Le coup de la pompe pour nous plonger dans l’ambiance jazzy c’est cool man.

pompe à essence

En continuant à main droite le bar à vin a gardé son nom « l’accoudoir » pourtant ‘’Grunchy french wines ‘’ aurait fait plus yankee mais juste à côté un mur en béton même pas crépi, crée une vraie  ambiance West Side Story devant laquelle le trio des ‘’Véritables Ducs’’ -excellents musiciens inventifs et swingueurs de première- se battent avec une réverb de mur de prison.

juke box jazz

Juste en contre bas un juke-box inonde du haut de ses 1m50 et 5 mm d’épaisseur par ses lumières peintes la pelouse bien verte. Mais ce n’est pas fini, quelle surprise un peu plus loin !

jazz décor

Une minichaine stéréo avec un gros pavillon,, c’est complètement déjanté, c’est presque dadaïste, non ? Quoi ? Si, si, je vous l’affirme c’est de la déco-déco… et même des pancartes, subtile mélange de ‘’toilettes-New York3450m-Grande scène-buvette-cave…’’, mal accrochées, tout de guingois, ajoutent un peu plus de décodéco… à ce décor qui n’attendait pour être vraiment New yorkais de jazz qu’un salon de saloon composé de fauteuils crapauds plutôt fin 19ème du côté de Lille, d’un fauteuil en plastique blanc gentiment crade (belle allégorie du Jazz qui n’est quand même pas une musique blanche) et d’un canapé style espagnole du milieu du XXème, le tout entourant une bobine à câbles électriques.

L’an dernier nous avons eu droit à un Restival de Jazz, cette année c’est le décor qui tombe révélant une situation tragicomique. A quand un Risible Festival du Jazz à Orléans ? Ce serait original !

FT

*Ici pas d’esbrouffe, de faire semblant, c’est du vrai qu’on peut toucher du doigt.

 

 

Commentaires

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  1. Vous êtes un peu dur … L’ambiance du jardin de l’évêché se suffit à elle-même. Certes, les quelques éléments de décor sont maladroits mais faut il en faire tout un article pour discréditer un festival qui débute à peine ? Gratuit de surcroît ?
    La presse s’est déjà largement fait l’écho de la transformation d’Orleans Jazz, laissons le public accueillir Jazz à l’évêché, non ?
    Et puis “mur de béton non crépi”, le jardin en tant que tel est déjà un magnifique écrin, laissons la mairie mettre ses sous ailleurs dans du vrai service culturel, qu’en pensez vous ?

  2. Bravo pour cet article qui vient illustrer une communication ridicule de l’adjointe à la culture…
    Quant au vrai service culturel dont parle Pauline dans le 1er commentaire, on attend que ça !
    Si Pauline peut me citer une grande exposition à dimension nationale au Musée des Beaux-Arts ces 5 dernières années, je suis preneur…
    Heureusement, la programmation à venir est prometteuse.

  3. Article plutôt minable, alignant les vannes à deux balles pour tout critiquer (sauf les artistes, heureusement !)

    Éviter de laisser la “plume” à ce FT pour la suite du festival !

  4. Ce qui est insupportable c’est cette vision là de la culture. Les spectacles ne sont plus que circonscrits, rien de spontané, rien dans les rues. Il existe encore des villes avec des animations dans les rues, un musicien, 2 ou 3 acteurs de théâtre de rue. À Orléans on préfère camoufler le malaise par un concept d’occasion : le Club de Jazz New-yorkais, typiquement la fausse bonne idée. Ça ne s’illustre pas avec 3 cartons peints, arrêtez de nous prendre pour des truffes ! Effectivement le jardin de l’évêché se suffit à lui-même et c’était vraiment ne pas avoir réfléchi beaucoup que d’imaginer qu’il allait se transformer en club de jazz !
    D’autre part avec une jauge moyenne, on ne programme pas des artistes aussi connus que China Moses (à moins que l’on cherche à se faire pardonner la disparition d’un plus grand festival), la moitié du public est restée à la grille. Cette artiste aurait du se produire au Campo Santo… Mais ce festival a été supprimé, ainsi que les Jour J et d’autres manifestations culturelles.
    Certes Orléans est devenue une belle ville, les façades, les pavés tout propres, une reconstitution d’un moyen âge imaginaire, mais un décor dans lequel les interdits s’additionnent, la police patrouille, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe… comme dirait l’autre…

  5. Ce que j’en pense Pauline ? C’est qu’il ne fallait pas nous promettre un décor pour au bout du compte faire ça !
    “gratuit de surcroît” ? non point , ce sont nos impots qui permettent d’organiser ce festival et c’est très bien mais ce n’est pas gratuit, ce qui est gratuit est ce qui ne coûte rien à personne.
    Bien sûr que ce billet n’a pas pour but de ne pas ”accueillir Jazz à l’évêché” bien que le nombre de places limitées a cet effet (le Campo Santo à deux pas est vide).
    A ce soir !

  6. Qu’il ne faille pas nous promettre de décor grandiose, soit.
    Mais un article entier sur ça sans parler de la programmation ou de l’ambiance aux différents concerts, c’est un peu fort !
    A ce soir, en tant que nonne orleans aise qui paye aussi ses locaux locaux, je ne manque pas une seule soiree à l’évêché 😉
    Amicalement,

  7. Si la déco peut paraitre ridicule à certains, cet article est encore plus ridicule. Plutôt que de mesurer l’épaisseur des quelques éléments de décors et d’en faire une tartine avec des plaisanteries stupides, les spectateurs ont surtout savouré la voix de China Moses, la trompette de Paolo Fresu et tous les autres artistes de ce festival.
    Et si ce monsieur veut faire l’intellectuel en citant Jeff Koons, qu’il se renseigne avant. Que l’on aime ou non cet artiste, ses œuvres telles que ‘balloon dog’ ou autres ne sont pas des baudruches en caoutchouc mais des sculptures en acier inox.

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