Le tourisme régional refait surface avec le sourire

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Les images sont encore dans les mémoires : Chambord et le château de la Ferté-Saint-Aubin, encerclés par les eaux. L’un public, l’autre privé. L’inondation n’a pas fait de quartier…de noblesse « Nous avions 1,30 mètres d’eau dans la cuisine » témoigne Lancelot Guyot du château de la Ferté, « en quelques jours nous avons tout remis d’aplomb et ça sentait de nouveau la pâtisserie. La vie est revenue… ».

Festival du très court métrage

Quelques acteurs du tourisme régional avec Christelle de Crémiers et Pierre-Alain Roiron.

Quelques acteurs du tourisme régional avec Christelle de Crémiers et Pierre-Alain Roiron.

C’est « le message d’espoir, et sans misérabilisme », comme le dit Vincent Garnier, le directeur du CRT (Comité régional de tourisme) qui est diffusé dans un petit clip d’une minute. Quinze petits films qui donnent la parole à ces acteurs touristiques des six départements surtout du Loiret, du Loir-et-Cher et d’Indre-et-Loire ceux qui ont le plus souffert, un « festival » du très court métrage dont le lancement a eu lieu hier sur les réseaux sociaux. 

Un coup d’envoi donné à la Ferté-Saint-Aubin. « Le tourisme a le smile, ensemble plus fort que jamais », c’est le slogan choisi par le bras touristique armé de la région Centre-Val de Loire qui a décidé d’accompagner les professionnels du secteur victimes des inondations catastrophiques du début juin. Pour positiver. « Les sites touristiques de la région sont accessibles et accueillent » martèle Christelle de Crémiers, la vice-présidente du conseil régional en charge du tourisme qui précise que c’est la première fois que l’institution régionale se mobilise sur un secteur, le tourisme ,une locomotive économique. Les sites touristiques bénéficieront d’une partie des deux millions d’aides directes votées pour les entreprises sinistrées.

Villandry, six jours coupé du monde

 L’objectif de cette communication d’après-crise, dont le budget est d’environ 25 000€, c’est que ces films soient diffusés, partagés et repartagés, « twittés », « hashtagués », « facebookés » le plus de fois possible.

La Ferté Saint Aubin

La Ferté Saint Aubin début juin.

Henri de Carvalho, le propriétaire de Villandry affirme avoir perdu 80 000€. En perte d’exploitation, ni le château ni les célèbres jardins n’ont en effet été touchés mais Villandry a été coupé du monde durant six jours. « La moitié des appels que nous recevons encore aujourd’hui nous demande si nous sommes toujours sous les eaux ! ». Voilà l’image qu’il convient maintenant d’effacer, même s’il ne s’agit pas de nier que la catastrophe a bien eu lieu. Ainsi Chambord n’a pas hésité a montrer la merveille de la Renaissance sous les eaux. A Chambord, les dégâts se chiffrent à 1,5 millions d’euros et la Fondation du patrimoine a lancé une campagne de dons.  A la Ferté-Saint-Aubin c’est 350 000 euros sur un budget de 500 000 qu’auront coûté  les débordements du Cosson. Les assurances ne prendront que 60 à 70%. La région pourrait combler la différence. « Il y a eu une centaine de sites touristiques touchés à des niveaux plus ou moins importants » indique Pierre-Alain Roiron, le président du Comité régional de tourisme.

Un carrossier passionné de Clermont chez Matra

A Romorantin, la ville la plus touchée en Loir-et-Cher, le directeur du Musée de l’automobile s’exprime devant une des premières Espaces, un modèle né ici chez Matra. « Un carrossier passionné de Matra est venu de Clermont-Ferrand réparer les sièges  de très  vieux modèle », trésors de la collection.

Le tourisme régional va-t-il refaire surface en cet été qui a bien du mal à justifier son nom ? C’est l’objet de cette campagne qui, à travers 15 portraits, 15 messages, veut reconquérir pour toute une région, des clientèles comme celle de l’île-de-France, douchée aussi par l’inondation de l’A.10 transformé en fleuve.

Chambord véloEt si, comme l’a suggéré Mme Guyot, les grands sites de la région surfaient sur cette vague, « pour utiliser le capital de sympathie » et organiser un Noël royal en Val de Loire, un Noël au château. Une idée lancée avant la dernière session régionale par Guillaume Peltier (LR) et ses amis. A l’image de ce que faisait le Loiret il y a quelques années. Christelle de Crémier n’a pas fermé la porte mais en suggérant, « pourquoi seulement dans les châteaux… ? ». Constance de Pélichy la maire (LR) de la Ferté, qui est aussi proche de Guillaume Peltier au conseil régional aurait pu venir apporter de l’eau au moulin de cette initiative. Mais hier pour le lancement, elle avait déclaré forfait, tout comme François Bonneau retenu par ailleurs. Mais les uns et les autres sont bien décidés à mouiller la chemise pour que les touristes reviennent au château… et ailleurs.

Ch.B

 

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