La galerie Le Garage accueillera Thomas Dreyfuss en septembre.

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image001Invité par la galerie Le Garage il y a quatre ans, Thomas Dreyfuss  poursuit un parcours singulier et authentique, jalonné d’expositions collectives et personnelles. La plus récente, accueillie par l’Institut Français de Djibouti, a révélé une formidable série de portraits réalisés sur papier, à l’encre et à la gouache.

Toujours nourri d’émotions qu’il capte avec sensibilité, Thomas Dreyfuss reste fidèle à la vision d’un monde solidaire où chacun est un reflet de l’autre, où l’humanité s’exprime à travers le regard, où la question du devenir n’est jamais bien loin.

Progrès et nature, modernité et tradition, humanité et animalité, imaginaire et réalité sont autant d’antagonismes réunis dans les tableaux de Thomas Dreyfuss.

Ses dessins et ses peintures proposent en premier regard la posture de personnages isolés, figures suspendues des moments de traversées que sont l’enfance et l’adolescence. Mais parallèlement, un autre espace prend vie, un espace fait de formes hybrides comme autant d’allégories du passage, de la métamorphose, de cette adaptation douloureuse et nécessaire.

« Pourvu que j’arrive quelque part », tel est le titre messager de ce nouvel accrochage.

Rendez-vous du 24 septembre au 16 octobre 2016.

 

Galerie le Garage 9, rue de Bourgogne 45000 ORLEANS 06 08 78 34 02

www.galerielegarage.net

Né en 1974, Thomas Dreyfuss vit et travaille à Gentilly, en région parisienne. Après des études d’Histoire et d’Archéologie, il suit un cursus d’Arts Plastiques. A travers le dessin et la peinture, il choisit de mettre la théorie en perspective dans une veine figurative.

Pour Thomas Dreyfuss, « peindre, c’est aussi recomposer ce que l’on est ».

Au fil des images qui traversent son univers, il crée une peinture-soupirail.

L’art lui permet alors de montrer, de proposer, de raconter un monde fragmenté, résonance du quotidien morcelé du peintre.

Progrès et nature, modernité et tradition, humanité et animalité, imaginaire et réalité sont autant d’antagonismes réunis dans ses tableaux.

Les dessins, les peintures de Thomas Dreyfuss proposent d’abord la posture de personnages isolés, figures suspendues des moments de traversées que sont l’enfance et l’adolescence. Mais un autre espace prend vie, un espace fait de formes hybrides comme autant d’allégories du passage, de la métamorphose, de cette adaptation douloureuse et nécessaire.

Cette hybridation en œuvre à travers les personnages fait résonner l’histoire de l’humanité, art préhistorique et mythologies confondus, et questionne à nouveau ; comment l’humain est-il sorti de l’animal ?

Serait-ce par l’art ? La part sombre de l’animal bouscule l’ordre social de l’humain. Le vivant et le non vivant se côtoient, s’entremêlent répétant à l’infini l’idée de cycle et ses transformations ininterrompues.

Selon cette même logique, sur la toile au traitement composite, l’hybridation ne s’opère pas qu’à travers les êtres.

La perspective est simplifiée à l’extrême par aplats de couleurs contrastées, créant une architecture des espaces ambiguë et symbolique.

Si le fond semble s’opposer au premier plan, il en révèle cependant de manière très expressive les aspérités de la roche, de l’écorce, du cuir et des corps entraînant une modification de l’identité. Ici les décalages créent instabilité et émotion, là apparaît une inquiétante étrangeté qui naît de tout passage, de toute transformation. Une nouvelle narration est en jeu.

Les morceaux, les fragments rassemblés par l’artiste font sens. A travers eux, la rupture est gommée ; passage, transition, continuité sont révélés, et se fondent dans l’art par la couleur, par la teinte, par la composition.

Laisser venir les images, plus que le verbe. De cette dimension exploratoire surgit  une manière d’envisager le processus de création : chercher, se perdre, puis préciser.
Le monde n’existerait pas s’il n’y avait personne pour le regarder. Le temps de la recherche est suspendu et infini.

Le peintre le garde et librement le transforme. Thomas Dreyfuss raconte ce qu’il connaît et laisse l’observateur poursuivre le fil de cette narration qui se dérobe.

A travers ces déambulations, ce vagabondage de la pensée et du regard, un souhait demeure : Pourvu que j’arrive quelque part

 

 

 

 

 

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