Rétro: Jazz or Jazz: retour sur une première gagnante

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Date initiale de publication: 18 avril 2016

 

Benny Garrett Photo Marie-Line Bonneau

Kenny Garrett Photo Marie-Line Bonneau

La qualité d’un festival n’est-elle pas dans les souvenirs que l’on en a le lundi ? Et cette première édition de Jazz or Jazz ne nous aura pas déçu tant les moments riches en émotion se bousculent dans notre tête, un peu fatiguée après ces cinq jours de fête du jazz et une programmation en parfaite adéquation avec ce titre sibyllin: “Jazz or Jazz” (?).

Car dans le jazz, tout est dans tout et réciproquement, et la diversité de cette musique est la rançon de sa créativité sans limite, créativité qui renouvelle indéfiniment des moments de pur plaisir musical pour l’amateur. De l’ouverture avec la si sensible Melody Gardot au final “Happy people” de Kenny Garrett qui nous combla de son bonheur mélodique, nous découvrîmes la création pour Jazz or Jazz de “Freaks” du jeune Théo Ceccaldi qui  bouscula nos oreilles, en renouant avec une contestation qui fait aussi partie de l’histoire du jazz, en passant par le classicisme épuré de la grande dame Rhoda Scott et ses complices du “fabuleux” (comme si bien dit par O’Jazz)  quartet Henri Texier à la contrebasse, Christophe Marguet à la batterie et Michel Portal / Louis Sclavis aux clarinettes, en symphonie avec le photographe Guy Le Querrec  sans oublier ces compositions toutes en subtilités du jeune et néanmoins talentueux Gauthier Toux Trio, lauréat des Tremplins  du Jazz 2016, que l’on reverra donc au Jazz à l’Evéché.

Lisa Simone photo Marie-Line Bonneau

Lisa Simone photo Marie-Line Bonneau

Et puis il y a ces souvenirs plus insolites avec ces afters “solo” parfois étonnants au sens propre du mot, le jeune groupe de Tours avec son répertoire pompiers aux Tremplins, ou la visite des canyons du White Desert Orchestra, jusqu’à l’incroyable “pêche” communicative de Lisa Simone, accompagnée par un guitariste sénégalais totalement prodigieux, Lisa en pleine jeunesse et un peu espiègle, qui comme en aurait rêvé un sénateur, fit le tour de la salle Touchard en serrant les mains d’un public totalement conquis par son charme triomphant.

Voilà donc une fête particulièrement réussie, jusqu’au sourire rayonnant du directeur de la Scène Nationale ce samedi soir, contemplant les danseurs de swing du bal qui emplissaient le hall, en voyant son pari gagné avec ce festival monté en quatre mois*, qui réussit le tour de force de créer un nouveau concept de festival sur un nouveau lieu et avec une nouvelle identité:

“Notre volonté, en reprenant le flambeau du festival de jazz, était de réussir à croiser différents publics et de les faire se rencontrer au travers des propositions musicales variées et de qualité.
Dans ce monde du jazz très masculin, nous avons réussi aussi à proposer un programme qui tenait compte de la parité [femme/homme]
Après cinq jours de festival, et environ 5000 personnes venues au Théâtre d’Orléans sur la totalité de l’événement, la promesse a été tenue.”
La Scène Nationale

Nous terminerons donc par une ovation debout pour l’équipe d’organisation, sans oublier bien sûr O’Jazz et le Caf’éphémère, et le bis s’impose ainsi comme une évidence …

Gérard Poitou (avec la complicité de Jean-Dominique Burtin)

*Et ce malgré un budget réduit au dernier moment par la Mairie d’Orléans…

Jazz or Jazz 2016 c’est fini…

PS Rappelons que Magcentre s’est aussi particulièrement mobilisé pour ce festival avec pas moins de onze articles et trois vidéos, illustrés des photos de Marie-Line Bonneau …

Le bal du samedi soir photo Marie Line Bonneau

Le bal du samedi soir photo Marie Line Bonneau

Commentaires

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  1. Bonne idée ce coup d’œil dans le rétroviseur sur un événement musical orléanais enfanté dans la douleur (suppression d’Orléans’Jazz par la mairie) mais qui a démontré qu’il y a, dans cette ville, un public pour le Jazz sous toutes ses facettes !
    Ce succès explique sans doute la décision d’organiser une nouvelle édition de Jazz or Jazz au printemps 2017. Peut-être que les organisateurs pourront reprogrammer Jan Garbarek qui a beaucoup manqué à l’édition 2016 du fait de “l’incident” de santé de Trilok Gurtu au dernier moment ?
    Il faudrait aussi repenser l’animation de l’après-midi du samedi afin d’éviter le “désert” de la première édition, alors qu’il doit y avoir un “grand” public potentiel à “drainer” avant les concerts du soir ?
    Merci en tout cas à tous les valeureux et déterminés “pionniers” de cette première édition de Jazz or Jazz qui ont relevé le défi de faire revivre un événement jazzistique sur Orléans, en dépit de la mort annoncée d’Orléans’Jazz par les “politiques” municipaux !

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