Manif spontanée à Orléans contre le maintien en détention de Jacqueline Sauvage

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Tripet Sauvage

Le sang de Dominique Tripet, conseillère municipale Front de Gauche à Orléans et militante féministe, n’a fait qu’un tour lorsqu’elle a appris la décision du maintien en détention de Jacqueline Sauvage prise ce vendredi matin par le Tribunal d’Application des Peines de Melun. Elle a aussitôt appelé via un réseau social, à un rassemblement devant le palais de justice d’Orléans pour protester contre cette décision et pour apporter un soutien public à Jacqueline Sauvage pour laquelle ont peut craindre les plus graves conséquences de ce maintien en détention.

Et même si les protestataires n’étaient pas en nombre en cette veille de week end de quinze aout, ce fut l’occasion pour Dominique Tripet de rappeler combien le procès de Jacqueline Sauvage illustrait les carences de la justice française en matière de prise en compte des violences faites au femmes. Le motif invoqué par le TAP de Melun, sur la nécessité de la prise de conscience de ses actes par la condamnée pour la maintenir en détention, lui parait particulièrement injuste et inapproprié à l’encontre d’une femme qui a vécu un calvaire conjugal pendant quarante sept ans. Et Dominique Tripet d’ajouter que la décision de grâce partielle prise en décembre dernier par le président de la République, François Hollande, manifeste dans cette affaire, un manque de courage évident vis à vis de l’institution judiciaire.

Par ailleurs Dominique Tripet a annoncé qu’une nouvelle pétition de soutien à Jacqueline Sauvage a été lancée dans l’après midi et avait déjà reçu plus de six mille signatures à 18 h.

https://www.change.org/p/francois-hollande-lib%C3%A9ration-imm%C3%A9diate-de-jacqueline-sauvage?recruiter=3347976&utm_source=petitions_share&utm_medium=copylink&recuruit_context=copylink_long

Commentaires

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  1. Compte tenu de l’argumentaire du TAP de Melun, on ne peut qu’être indigné et être solidaire de l’initiative de DT.

    Sur le “fond”, je suis plus “circonspect” car cet appel à la libération de JS pose plusieurs questions en relation avec les fondements de notre État de droit.

    La première est la remise en cause de la sanction rendue à deux reprises par une cour d’assises où siègent des citoyens qui sont censés, en tant que jurés, rendre la justice au nom du peuple ? DT devrait y être “sensible” en tant que militante du Front de Gauche respectueuse des expressions citoyennes ?

    La deuxième est l’implication du Président de la République dans cette affaire -pour la bonne cause certes- mais qui s’avère néanmoins être une intervention du pouvoir exécutif dans le domaine judiciaire et, qui plus est, de la chose jugée ! Cet “héritage” du pouvoir absolu ne devrait pas être cautionné , même tacitement, par tous les démocrates, comme DT l’est assurément ?

    La dernière “objection” revient sur des éléments du dossier qui ont pu ne pas plaider en faveur de JS.
    Il s’agit du silence” pendant 47 ans de la “condamnée”. La peur de la “victime” est-elle suffisante pour justifier pendant aussi longtemps sa “passivité”, surtout après le viol d’un enfant qu’elle devait avant tout protéger et ne plus exposer à la tyrannie de son mari ? N’y avait-il pas d’autre moyen pour elle de “réagir” avant, plutôt que d’être acculée à un meutre “libérateur” ?
    Je sais que ce n’est pas évident comme appréciation et qu’il est difficile de “juger”. C’est pourquoi je continue seulement de m’interroger et surtout de ne pas “accuser” !
    Dominique Tripet, par ailleurs chroniqueuse de Magcentre, ne manquera pas certainement de “réagir” et donc de permettre d’en débattre sereinement entre lecteurs de la présente publication.

  2. La réponse de Daniel Buon est exactement ce qu’il fallait dire en la circonstance où l’intelligence et la réflexion doivent l’emporter sur l’émotion aussi respectable et justifiée soit-elle.

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