F. Bonneau : “Ce qui compte, c’est la cohésion”

  • PDF
  • Email
  • Add to favorites

Le président de la Région Centre-Val de Loire, François Bonneau, s’est exprimé sur le “cas Macron” en marge d’une conférence de presse sur les sujets de rentrée pour l’exécutif régional.

J-D. Heckmann (DGS Région) ; F. Bonneau et M. Gricourt (1er vice-président).

J-D. Heckmann (DGS Région) ; F. Bonneau et M. Gricourt (1er vice-président).

“Ce qui compte, avant toute chose, c’est la cohésion. Toutes les divisions n’amènent qu’à l’affaiblissement. Cohésion ! Cohésion ! Cohésion ! Les remises en cause internes, c’est contre-productif”. Ainsi s’est exprimé François Bonneau, président de la Région, mardi 30 août au terme d’un rendez-vous avec les médias locaux, régionaux et nationaux, alors qu’au même moment Emmanuel Macron, le turbulent ministre de l’Économie et des Finances peaufinait sa lettre de démission du Gouvernement pour se consacrer entièrement à son mouvement En marche.

“Décision, action !”

Mais c’est surtout l’opérationnel qui a mobilisé François Bonneau au cours de ce rendez-vous de rentrée. En cinq points, au son du gimmick “décision, action !”, il a déroulé le programme de l’année à venir, “année d’élections et de décisions”. Rien de très nouveau mais le président le martèle : l’économie est une des nouvelles compétences des régions. L’Agence régionale de développement économique va bien voir le jour au 1er janvier prochain, avec la création d’antennes dans chaque département, et “un portail unique pour trouver en deux clics le bon interlocuteur” a-t-il précisé. Un prochain rendez-vous avec le président du Conseil départemental Hugues Saury doit porter le “rapprochement-fusion” (sic) des centrales d’achat, source d’économies pour les collectivités concernées.  “Les tendances s’améliorent, le chômage baisse” se réjouit-il, ajoutant un peu plus loin au chapitre formation et emploi que “3.530 demandeurs d’emplois sont entrés en formations depuis le 1er juillet”. Et ont donc changé de catégorie de demandeurs d’emplois…

Circuits courts dans les écoles

moissons Alors que les ministres européens de l’Agriculture doivent se réunir vendredi 2 septembre à Chambord, François Bonneau a évoqué “la situation totalement catastrophique” de ce secteur cette année. Gel, inondations, manque de lumière en juin au moment de la floraison des céréales, baisse des cours, sécheresse : à part peut-être une invasion de criquets, rien n’aura été épargné à l’agriculture régionale. Céréaliers, viticulteurs, éleveurs : tout le monde en a pris pour son grade, et le Conseil régional s’apprête, en commission permanente le 16 septembre prochain, à prendre des dispositions pour que les agriculteurs puissent préparer 2017 convenablement. “Faire le point sur leur situation financière, avant qu’ils n’aillent voir les banques. Ce sont 10 à 15 % des exploitations qui pourraient disparaître cette année suite aux aléas climatiques !” s’est-il alarmé, ajoutant qu’il souhaitait “une montée en puissance des circuits courts dans les écoles”.

Le président de Région a également fait un point sur les transports : au 1er septembre 2017, les transports scolaires quittent la compétence des Départements pour atterrir à la Région. Au 1er janvier prochain, ce sont les transports de voyageurs. Autant dire demain, et la question de la gratuité des transports scolaires agite le bocal budgétaire des régions. “Il restera gratuit pour les élèves”, assure F. Bonneau, “avec un droit d’inscription dont nous verrons de quel montant on peut le fixer”. Le coût annuel de cette gratuité est de 10 M€ en année pleine, 4 M€ pour 2017.

“L’effet BFM-TV” négatif sur le tourisme

Au chapitre des lycées et de l’apprentissage, il faut noter l’ouverture de 14 nouvelles formations dans les lycées, 29 dans les CFA (avec 384 places nouvelles dans ces derniers). 174 places de plus dans les lycées. “L’apport de la Région pour chaque apprenti est le premier de France” a indiqué le chef de l’exécutif régional ; au total 90 M€ par an pour l’apprentissage.

chambord inondation Enfin, sur le tourisme, F. Bonneau n’élude pas que l’année sera “très mauvaise, même si l’arrière saison peut rattraper un peu les affaires, et même si la région Centre-Val de Loire sera moins impactée que d’autres”. Évoquant “l’effet BFM-TV, très négatif” (les reportages sur Chambord les pieds dans l’eau et la fouille des sacs à l’entrée, dissuasifs sur les touristes qui du coup annulent leurs séjours), il concède que l’offre d’hébergement “ne s’inscrit pas toujours dans une vision globale”, et qu’elle est percutée de plein fouet par “Airbnb” (entre autres). “Comment réguler cela ?” interroge-t-il. Il faudrait peut-être demander à un ex-ministre En marche… ?

Frédéric Sabourin.

 

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *



Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail