Université d’été du Medef : La ronde des candidats de droite

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medef 2016A quelques mois de la présidentielle, le passage des principaux candidats à la primaire de la  droite et du centre à l’université d’été du Medef qui se tient comme chaque année à Jouy-en-Josas (Yvelines) était incontournable. Le patron du Medef, Pierre Gattaz, ne le cache pas, au contraire : le Medef entend peser sur le débat électoral.

Après François Fillon mardi qui dispose d’aficionados chez les patrons et qui a exposé le programme le plus libéral, Sarkozy, Juppé et Le Maire se sont livrés mercredi à une opération séduction, tout en évitant soigneusement de se croiser.

L’ancien président de la République a décliné ses propositions :suppression du compte de pénibilité, rétablissement de la défiscalisation des heures supplémentaires et suppression de l’ISF, modestement applaudies. Certains patrons y ont vu des mesures ponctuelles et non un projet pour la France.

Un peu plus tôt Bruno Le Maire avait déclenché plus d’enthousiasme en déclarant, « l’ère des technocrates est terminée, c’est l’ère des entrepreneurs ». Puis il a rappelé qu’il est contre la limitation des CDD, pour la fin du collège unique, pour la fusion des lycées professionnels, des CFA et des Greta devenant des écoles des métiers placées sous la direction des régions avec la participation des entreprises. Il prône également la suppression de l’ENA et son remplacement «  par une école d’application sur le modèle de l’Ecole de guerre  à laquelle les hauts fonctionnaires les plus méritants pourront avoir accès au bout de dix ans pour leur permettre de franchir une nouvelle étape dans leur parcours professionnel ».

Dans la soirée ce fut le tour d’Alain Juppé qui a déjà révélé et formulé l’essentiel de ses propositions économiques. Costume gris, bronzé comme quelqu’un qui vit au bord de l’Atlantique, il a commencé par reconnaître quelques erreurs passées (grèves de 1995 lorsqu’il a voulu réformer les régimes spéciaux des retraites ) avant d’évoquer la refonte du système « ubuesque » de pénibilité et la fin de l’ISF.

Emmanuel Macron qui avait prévu d’intervenir devant les patrons en tant que ministre de l’Economie a préféré s’abstenir. Il aurait été plus que maladroit que l’ex de Bercy, auto-proclamé leader d’un mouvement ni de gauche ni de droite, commence sa conquête des Français par un adoubement du Medef. Cela n’a pas empêché l’un de ses premiers supporters, Gérard Colomb, maire socialiste de Lyon et l’un des trois sénateurs PS qui le soutiennent (Nicole Bricq, François Patriat) de le représenter .

F.C.

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