Violences policières et état d’urgence : appareils d’état et vecteurs de discriminations raciales.

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Conférence-Débat

Patrick Communal Sihame Assbagueanimée par Sihame Assbague, Patrick Communal

 

Sihame Assbague militante pour les droits civiques, anti-raciste, féministe intersectionnelle, notamment porte parole du collectif « Stop au contrôle au faciès »

Patrick Communal  juriste citoyen

Organisée par le Collectif Acide Orléans

 

 

vendredi 30 septembre 19:30 – 22:00

Maison de la Belle Croix 141 Rue du Poirier Rond, 45000 Orléans

Communiqué du Collectif Acide:

Dans une série d’observations mises en ligne le vendredi 13 mai 2016, un Comité de l’ONU contre la torture fait part de sa préoccupation face aux violences policières en France. “Le Comité est préoccupé par les allégations d’usage excessif de la force par les fonctionnaires de polices et de gendarmerie ayant, dans certains cas, entraîné des blessures graves ou des décès “. Le rapport indique aussi des “obstacles rencontrés par les victimes pour porter plainte “, ainsi que « la faiblesse des sanctions administratives aboutissant sur de nombreux non-lieux. Ce texte évoque également les perquisitions menées dans le cadre de l’état d’urgence, “ayant dans certains cas, entraînées des séquelles psychologiques”.

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré décède dans les locaux de la gendarmerie de Persan après avoir été brutalement interpellé. Le premier rapport d’autopsie établit qu’il n’y a eu aucune violences laissant croire à une infection rare comme cause de son décès, puis à des problèmes cardiaques. La contre-expertise établit aujourd’hui qu’il a été mis face contre terre, en état d’asphyxie après avoir reçu des coups.

Loin d’être un cas isolé, la mort d’Adama est non seulement un des nombreux exemples de l’impunité totale dont bénéficie les forces de l’ordre, mais elle est aussi le témoin d’un racisme ancré au sein même des institutions du pays. Rien n’a changé depuis Zyed et Bouna. Chaque personne qui subit des contrôle au faciès est une cible potentielle

Une autre tradition française vise à réprimer systématiquement les mouvements sociaux. Durant les manifestations contre la loi travail, c’est une jeunesse que l’on empêche parfois d’accéder aux manifestations et pour qui manifester est devenu un risque. L’utilisation de flashballs et de gaz est banal. On risque de perdre un oeil, d’essuyer des coups de matraques, ou pire encore des éclats de grenade offensive.

Après les événements tragiques du 13 Novembre, l’état français proclame l’état d’urgence, du jamais vu depuis la guerre d’Algérie. Sa parano le conduit a mené des perquisitions au hasard ciblant des musulmans sans raisons valables allant jusqu’à assigner des innocents à résidence. En parallèle, des militants politiques sont également perquisitionnés et assignés à résidence, la préfecture interdisant leur participation éventuelle à la manifestation contre la COP 21. Ces mesures d’exceptions iront jusqu’à justifier la création de camps d’internement et le souhait de déchoir la nationalité de binationaux français.

De la répression durant les guerres anti-coloniales jusqu’à l’état d’urgence aujourd’hui en passnt par de nombreuses bavures, peut on parler de racisme institutionnel dans la cinquième république? Quelle est la situation actuelle et globale des violences policières en France, ses victimes spécifiques et nos moyens pour les combattre ?

Commentaires

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  1. Le “Gaulois” que je suis découvre depuis quelques années (depuis que j’ai décidé de m’informer auprès de médias indépendants) que je suis citoyen d’un pays qui ne veut toujours pas examiner objectivement son passé colonial et impérialiste. Et l’ “état d’urgence” d’aujourd’hui a beaucoup à voir avec ce passé.
    Reste donc, ce que votre site que je découvre semble faire, à lutter contre la (dés)information de l’oligarchie économique, politique et médiatique de notre pays…

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