Les questions sociales au menu du Département du Loiret

  • PDF
  • Email
  • Add to favorites

En préambule à l’assemblée plénière des 29 et 30 septembre, le Conseil départemental du Loiret a débattu de questions sociales : fraudes au RSA et complémentaire santé pour tous, notamment.

conseil départemental Loiret

“La fraude sociale devient un véritable fléau économique”, a déclaré Hugues Saury, président du Conseil départemental du Loiret, jeudi 29 septembre en matinée en ouverture de la session plénière rassemblant les 42 conseillers départementaux. En 2014 notamment, la fraude à la CPAM a représenté, au niveau national, 425 M€, et 125 M€ pour Pôle Emploi. Naturellement, lorsqu’on évoque les questions de “fraudes sociales”, on imagine systématiquement qu’elle est volontaire. Or ce n’est pas toujours le cas, comme le précise Viviane Jehannet (canton de Montargis, déléguée au logement et à l’insertion) : “Un dossier de demande de RSA se fait sur des déclarations, ensuite les services effectuent des recherches pour vérifier. Entre temps, le RSA est versé, et s’il y a un trop perçu, il est déjà dépensé par l’allocataire. C’est donc compliqué”. Le Département du Loiret a d’ailleurs à cet effet signé une convention avec Pôle Emploi visant à appréhender de manière globale l’accompagnement des demandeurs, et au 30 juin 507 situations personnelles ont été étudiées au regard de ce dispositif. Le taux de reprise d’activités est à ce jour de 38%.

Alexandrine Leclerc (canton d’Orléans 4, déléguée à l’enfance, personnes âgées et handicap) a brièvement évoqué la complémentaire santé pour tous, qui sera signée avec l’association Actiom mardi 4 octobre (nous y reviendrons le 4 octobre, jour de signature de la convention). “Dix niveaux seront proposés, avec un cahier des charges bien précis. L’offre est performante, les prix attractifs. Les mêmes avantages seront proposés quelle que soit la taille de la commune d’habitation et pourra réaliser individuellement entre 96 et 240 € d’économies par an”. L’objectif de ce “Loiret Santé” est de lutter contre le renoncement aux soins pour raison financière.

F.S.

 

 

 

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. Le tapage autour des « abus » présente intérêt, moins souvent pointé du doigt, pour les partisans de l’austérité : en faisant peser le soupçon sur les bénéficiaires légitimes, on parvient à dissuader un grand nombre de faire valoir leurs droits. Face à l’armée des « parasites » s’en dresse ainsi une autre, plus massive encore : celle des personnes qui n’accèdent pas aux prestations auxquelles elles ont droit. 5,7 milliards d’euros de revenu de solidarité active (RSA), 700 millions d’euros de couverture-maladie universelle complémentaire (CMU-C), 378 millions d’euros d’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé, etc., ne sont pas versés à ceux qui devraient les toucher. Et l’addition est loin d’être complète…
    de l’avis même du Conseil d’Etat, « la fraude des pauvres est une pauvre fraude » La mission d’évaluation des comptes de la Sécurité sociale évoquait 4 milliards d’euros de fraude aux prestations, contre 16 milliards d’euros aux prélèvements et 25 milliards d’euros d’impôts non perçus par le Trésor — ces deux formes de truanderie étant l’apanage des entreprises et des contribuables fortunés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *



Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail