Primaires : les Centristes de l’UDI en ordre dispersé avec une préférence pour Juppé

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Philippe Vigier, député d’Eure-et-Loir et président du groupe UDI à l’Assemblée soutient Alain Juppé. Maurice Leroy, président du Conseil départemental et député UDI du Loir-et-Cher se range, lui, derrière Nicolas Sarkozy qui l’a nommé porte-parole centriste pour la primaire.

Hervé Morin

Hervé Morin

Hervé Morin, président du Nouveau Centre, une des composantes de l’UDI, appuie Bruno Le Maire, député LR de l’Eure qui s’était rangé à ses côtés lors des régionales en Normandie. Il le rejoint au nom du « renouvellement politique », et dit emmener avec lui une « centaine d’élus ». Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, député maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) qui a récemment fait un pas  en direction d’Emmanuel Macron, qui avait en mars appelé au « boycott » de la primaire de droite après l’échec des négociations en vue de la présidentielle et des législatives de 2017 avec le président LR et candidat à la primaire Nicolas Sarkozy se dit libre « avant et après la primaire ».

C’est peu dire qu’à  moins de deux mois de la primaire de  droite, les centristes  donnent de la voix, en ordre dispersé mais, semble-t-il, avec une nette préférence pour Alain Juppé qui prône le rassemblement de la droite et du centre.

Philippe Vigier

Philippe Vigier


Beaucoup de parlementaires UDI pour Juppé

Pour Philippe Vigier, beaucoup de parlementaires UDI (Charles de Courson, Michel Piron, Valérie Létard, etc.) accordent leur soutien au maire de Bordeaux, avec l’espoir d’un « groupe central puissant à l’Assemblée ». Le Parti radical, une autre composante de l’UDI, fera  son choix le 12 octobre mais d’ores et déjà  Laurent Hénart, son président et maire de Nancy, reconnait que certains de ses amis penchent pour Alain Juppé.

François Bayrou

François Bayrou

Du côté du Modem point d’hésitation. Son président, François Bayrou, a choisi de soutenir l’ancien Premier ministre. Il n’ira pas voter à la primaire pour ne pas être lié par le résultat, mais encourage ses amis à y aller. Si Nicolas Sarkozy sort victorieux du scrutin des 20 et 27 novembre, il se présentera une quatrième fois à l’élection présidentielle. 

L’équipe de François Fillon promet de son côté “des prises de position publiques” de parlementaires centristes en sa faveur. Et l’électorat centriste? « Ils vont voter et faire voter, car il y a des trucs qu’ils ne peuvent plus accepter dans le débat public », assure un député. « Si Juppé gagne, ils ont intérêt à extirper les sarkozystes rapidement et cela va faire de la place pour nous », ajoute-t-il résumant d’une phrase le  but principal de la manœuvre.

Françoise Cariès.

Commentaires

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  1. Il n’y a pas d’entente au sein même de l’U.D.I. et il n’y aura pas non plus d’entente entre l’U.D.I. et Les Républicains, parti tout aussi hégémoniste que l’ex U.M.P.
    La seule chose qui compte pour l’U.D.I. c’est de pouvoir constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Alors, comme les écolos, ils sont prêts à toutes les alliances de circonstance, contre quelques secrétariats d’Etat. Allez, on oublie tout !

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