Exposition Sorolla à Giverny

Pêcheurs valenciens (1895) © Avec l’aimable autorisation de la collection Broere Charitable Foundation.

Pêcheurs valenciens (1895) © Avec l’aimable autorisation de la collection Broere Charitable Foundation.

Pour tous ceux qui n’auraient pas vu l’exposition en 1906 à la galerie Georges Petit à Paris, le musée des impressionnismes Giverny, dans l’Eure, comblera cette lacune de belle manière.

 

Cousant la voile (1896) © Venise, 2015 / Photo : Archive Fondazione Musei Civici di Venezia

Cousant la voile (1896) © Venise, 2015 / Photo : Archive Fondazione Musei Civici di Venezia

Vite, vite, courez à Giverny découvrir jusqu’au 6 novembre le plus impressionniste des peintres espagnols, Joaquín Sorolla (1863-1923).

Comme la plupart des jeunes peintres, Sorolla voyage, visite les musées, admire le travail de ses aînés, se nourrit d’œuvres de maîtres en les copiant parfois. Il se rend pour la première fois à paris en 1885 où il découvre les tendances artistiques modernes des peintres naturalistes. Il s’imprègne aussi de la peinture de plein air, chère aux impressionnistes. Ses peintures de portraits ou de groupe sont traversées de l’influence de Velázquez qu’il étudie au musée du Prado à Madrid. Il s’intéresse également aux estampes japonaises et à la photographie qui lui inspirent de nouvelles perspectives. Comme un clin d’œil à la photographie, la toile intitulée : Instantané. Biarritz (ci-dessous) montre sa fille, Maria, un appareil photo entre les mains.

Biarritz (1906) © Madrid, Museo Sorolla

Biarritz (1906) © Madrid, Museo Sorolla

Dans les années 1890, Joaquín Sorolla participe aux grandes manifestations internationales, Berlin, Munich, Vienne, Paris, Venise où il est bientôt reconnu.

L’exposition nous propose une véritable ballade chronologique dans ses œuvres, où figurent de nombreuses scènes de genre, pêche, portrait, le quotidien, la vie familiale. À l’approche de l’automne, on revivra l’été et les bords de mer et ses rondes de couleurs. Sa virtuosité nous fait ressentir la chaleur du soleil sur la peau et la joie des enfants qui plongent dans la transparence des eaux. En regardant ses tableaux, il naît des envies de baignades éclaboussées d’iode, d’écume et d’agitation heureuse.

 

Colorée et vive, assoiffée de vibrations lumineuses, sa peinture exalte aussi des blancs incandescents, comme ce Retour de pêche, où les voiles semblent dessinées par le vent.

Patrick Géraud.

Exposition Sorolla, jusqu’au 6 novembre au Musée des impressionnismes Giverny, dans l’Eure. Tél, 02 32 51 94 65 et www.mdig.fr
Maison du tourisme de Normandie-Giverny, tél, 02 32 64 45 01 et www.normandie-giverny.fr

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