Orléans : Un trou de 12 millions d’euros dans les comptes de l’université

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L’université d’Orléans est en déficit de 12M€, ce qui la place dernière du classement des 75 universités française. L’information émane du site Intranet de l’université elle-même. Le syndicat FSU s’interroge : qui va payer l’addition ?

Université d'Orléans

Le « trou » de 12 M€ plonge les comptes de l’université d’Orléans dans une situation catastrophique, même si il n’est pas complètement une surprise puisque depuis quatre ans, ses comptes étaient déficitaires, masqués par un résultat conjoncturel positif. Ce sont les inspecteurs de l’Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche qui ont mis au jour ce déficit, à la faveur d’un audit lancé par le nouveau président de l’université, Ary Bruant. Dans la ligne de mire, l’ancien président Youssoufi Touré – désormais en fonction en Guyane – et sa gestion « hasardeuse ».

Mais il y a plus : alors que pour fonctionner correctement, un fonds de roulement de 30 jours est préconisé pour les 75 universités en France, celle d’Orléans ne possède… qu’un jour de fonds de roulement (l’université de Tours dispose elle de 47 jours).

L’actuel président Ary Bruand se veut le plus rassurant possible en espérant éviter une mise sous tutelle du rectorat.

Ary Bruand

Ary Bruand

Youssoufi Touré présente le Grand Campus à Dupanloup.

Youssoufi Touré.

 Le syndicat FSU (Fédération syndicale universitaire) prévient, par voie de communiqué, que « les étudiants et les personnels de l’université d’Orléans ne doivent pas payer l’addition de l’ère Touré ! ». La FSU remarque qu’il s’agit du « triste reflet de plusieurs années consécutives de dérive budgétaire, le fonds de roulement serait déficitaire de 12 à 15 millions d’Euros. Le Conseil d’administration est d’ailleurs convoqué le 14 octobre prochain pour valider une première coupe budgétaire d’environ 2,4 millions d’Euros ». Elle déplore « des TD et des amphis surchargés, de nouveaux gels de postes, une précarité accrue pour les personnels, des bâtiments et des espaces verts dégradés… ».
Enfin, elle déclare que  « l’urgence, c’est le retour à un fonctionnement sain de l’établissement. Mais, cette dérive budgétaire nous interroge évidemment quant à d’éventuelles responsabilités au sein de l’université et sur la discrétion du Rectorat, qui a validé tous les précédents budgets de l’établissement avant leur présentation devant le Conseil d’administration ».

 

Commentaires

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  1. L’Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche sert donc à quelque chose. Vu sa situation, l’Université d’Orléans va avoir bien du mal à rayonner et à séduire des lycéens en mal d’orientation.

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