Loir-et-Cher : le préfet réquisitionne 15 logements pour l’arrivée des migrants

  • PDF
  • Email
  • Add to favorites

Le préfet de Loir-et-Cher, Yves Le Breton, va faire procéder à la réquisition par arrêté du 11 octobre de 15 logements appartenant à l’organisme de logement social Terre de Loire habitat. Ceci en vue d’accueillir 60 personnes présentes actuellement dans la Jungle de Calais.

Jungle de Calais, partie sud, démantelée au printemps dernier.

Jungle de Calais, partie sud, démantelée au printemps dernier. (c) F.S

“Du fait de la promiscuité indigne qui existe sur la Lande et des tensions liées à une situation inacceptable aussi bien pour les migrants que pour les habitants de Calais, le Gouvernement a décidé le démantèlement complet des campements et la mise à l’abri des personnes dans des structures réparties sur l’ensemble du territoire”, indique-t-il dans un communiqué.

De nouveaux centres d’accueil et d’orientations (161 CAO existent en France depuis 1 an, dont 1 de 50 places à Blois dans des locaux appartenant à l’Afpa) ont vocation à être créés dans l’ensemble des départements de France. Pour le Loir-et-Cher, il s’agit de procéder à l’ouverture de 60 places d’hébergement supplémentaires, en proportion du poids démographique du département dans la région Centre-Val de Loire.

Le préfet précise encore que : “Un travail de concertation a été mené avec les élus locaux pour identifier une structure de 60 places d’hébergement d’urgence pour les personnes de la Lande de Calais. Des critères objectifs ont été définis pour favoriser un accompagnement efficient de ces personnes, au plus près des lieux d’implantations des services de l’État, notamment de la préfecture, et des capacités d’action sociale de l’opérateur mandaté et financé à cet effet par l’État. C’est pourquoi, la vacance récente de 15 appartements regroupés sur un même site en centre-ville de Blois est apparue comme étant la meilleure option envisageable pour prendre en charge ces personnes, dans des conditions dignes et décentes pour elles-mêmes comme pour la préservation de l’ordre public”.

La totalité des frais relatifs à ces occupations d’hébergement est pris en charge par l’État. Le préfet Yves Le Breton conclut en précisant que depuis un an et l’installation du premier centre d’accueil et d’orientation (38 migrants soudanais), ce dernier “n’a généré aucun trouble à l’ordre public”.

 CADA, CAO : késako ?
Les CAO sont à bien distinguer des centres d’accueil des demandeurs d’asile (CADA). Ces deux structures répondent à des finalités différentes. Les CADA sont des bâtiments d’hébergement des personnes qui ont effectué en France une demande d’asile, et que ce statut protège du fait des conventions internationales en vigueur. Les CAO ont pour effet de gérer une situation d’extrême urgence qui procède de la crise migratoire, en vue de prendre en charge de manière transitoire des personnes dont la situation administrative au regard de l’asile n’est pas encore explicitée. Certaines pourront déposer une demande d’asile en France, d’autres ont déjà effectué une demande dans un autre État européen et ont vocation à y être réadmises. Enfin, d’autres personnes ont vu leurs demandes rejetées et feront l’objet d’une obligation de quitter le territoire français pour être reconduites à la frontière de leur pays d’origine.

 

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *



Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail