Côté musique-champagne, Orléans se Reims !

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Champagne pour les uns, flûte alors pour les autres. Elle avait tenu à en informer personnellement l’ensemble de ses collègues orléanais lors de la récente rentrée scolaire: Agnès Hervé-Lebon quittera ainsi son poste de directrice du Conservatoire à rayonnement départemental d’Orléans, très grand navire,  grande école, au mois de décembre prochain.  Il regroupe les établissements d’Orléans Sainte-Croix, Créneaux République, quartiers Blossières et La Source. Rien de moins que plus de 1.300 élèves pour quelque 75 enseignants ! 

 – Sacrée composition pour un drôle de cadeau

Loin d’être un cadeau, ce départ d’une claveciniste émérite va contraindre la ville à composer au mieux un partition pour remplacer celle qui s’apprête à prendre la tête du conservatoire à rayonnement régional de Reims, ville où se trouve du reste un ancien Orléanais d’adoption, Bruno Lobbé. Après avoir été directeur adjoint de la Scène Nationale d’Orléans, ce dernier  est, en effet,  devenu le directeur du Manège de cette cité. A n’en pas douter, dans la ville du mousseux de haute facture, l’enthousiaste, sage et cependant chaleureusement pétillante Agnès Hervé Lebon devrait  être, à n’en pas douter, un passionnant interlocuteur culturel trouvant musique à son pied.

La coupe du désespoir était-elle pleine pour celle qui avait réussi à obtenir le label “départemental” pour le conservatoire départemental d’Orléans, après y avoir mis, enfin, en place des classes à horaires aménagés, un cycle de festivals instrumentaux en cœur de ville, mettant en valeur ses professeurs et ses élèves,  et enfin préparé le grand accostage de l’ancien navire musical du côté de l’ancien hôpital Madeleine où la musique pourrait,   si besoin était vraiment , se refaire une santé via une hypothétique et édénique cité musicale, toutes formes d’expressions confondues. Et toutes associations confondues ? Nul ne le sait.

– Un intérim qui ne supportera pas l’improvisation

Quoi qu’il en soit de ces grandes aspirations collégiales johanniques,  sur le papier, qui donc assurera l’intérim de la direction de ce conservatoire, incroyable vivier de talents,  à l’approche de cette échéance municipale ? 
Des professeurs du conservatoire, comme jadis Pierre-Alain Biget, et Frédéric Juranville l’ont déjà fait ?.. Un collectif de pédagogues maison œuvrant loin d’un panier de crabes ? Philippe Barbier, hautboïste adjoint aux affaires culturelles d’Orléans qui n’en est pas à son premier sauvetage d’orchestre à la dérive ? 
Et pourquoi pas finalement, pour rester dans le rang, Sophie Ferkatadji, directrice de la culture de la ville d’Orléans?  Voici, en effet, une violoncelliste qui sait pratiquer, avec sa formation de chambre municipale,  l’accord ferme dans un jeu comme un gant de velours.

En tout état de cause, dans une ville où l’on désire une événement culturel plus que ponctuel, côté élèves, musiciens, passionnés  et mélomanes,  rien ne supportera l’improvisation.

A suivre.

Claude-Maurice Eric  Satire..

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