Le Transpalette ré-ouvert sur l’art contemporain, à Bourges

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Le Transpalette à Bourges

Des tags en façade d’un bâtiment pas encore défraîchi et encore moins rafraîchi. Un hangar dont quelques vitres brisées rappelle que le lieu est, à l’origine, aussi une friche industrielle. Un sol entre gravillons, sable et goudron, pas de quoi envisager une visite en talon aiguille. Un visuel général de fête techno plus ou moins clandestine, mais pas de gros son pour rassurer le badaud badin. Tout proche, un immeuble de deux étages, blanc virginal, un bloc vertical de verre en guise de fronton. Le Transpalette a fait peau neuve et le blanc lui va si bien…

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Quand une friche industrielle devient lieu de culture contemporaine, c’est une usine fermée qui ouvre ses portes pour devenir l’Antre-peaux voilà plusieurs lustres, au fond d’une cour de Bourges. Que l’art contemporain cherche de nouveaux espaces d’expérimentation et le centre d’art Le Transpalette ouvre ses portes. Dix-huit années de fonctionnement suivi de dix-huit mois de travaux pour agrandir, modifier, adapter aux normes d’accessibilité le bâtiment initial, et le premier temps de réaménagement global de la friche a été inauguré au début du mois par François Bonneau, le président de la région Centre-Val de Loire, l’un des plus importants soutiens du projet, avec l’état. Au total ce sont 80 % du financement qui proviennent de ces deux seules instances. De quoi voir-là bien plus qu’une reconnaissance, depuis longtemps acquise, du travail effectué par Emmetrop, l’association utilisatrice, depuis 30 ans, du site de l’Antre-peaux.

Laboratoire des arts et des idées

Laboratoire des arts et des idées, Le Transpalette a donc ré-ouvert ses portes en ce début d’automne sur Entropia, « à la fois expo et événements pluri-séquentiels, zone d’atterrissage interstellaire de frottements, d’interventions plastiques … » L’exposition inaugurale a débutée le 8 octobre et fermera ses portes le 8 janvier prochain.

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Là, Dorothée Smith et le duo AOO (Art Orienté Objet) ont investi une partie des lieux de leurs idées. Ils seront rejoints, pour deux semaines à partir du 30 octobre, par le laboratoire espagnol artistique de recherche et d’expérimentation sur les identités, corps et technologie Quimera Rosa (Chimère rose) venu installer son laboratoire Transplant. Le 11 novembre, ce sera pour Quimera Rosa l’occasion de réaliser sa performance durationnelle intitulée Transplant : Green is The New Red. Un questionnement sur « les frontières poreuses entre végétal et humain » selon le synopsis du projet.

Traum et AOO pour ouvrir le carnet de bal

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Alors que se déroule une vidéo sur le philosophe et historien de l’art Aby Warburg, Traum, l’oeuvre proposée par SMITH est soit un rêve, en traduction allemande, ou une réalité traumatique. Fusion des âmes après que l’un de ses cosmonautes explose. L’espace aliène le temps des fantômes, des fantasmes. Fusion des corps après que les deux ne fassent plus qu’un au terme d’un cheminement initiatique. Entre celui qui reste et la recherche de l’autre en filigrane d’une approche de physique quantique innovante. Un travail sur le paranormal étayé de valeurs physiques dans une atmosphère en clair obscur.

Plus loin L’herbe noire d’AOO est verte de radiation. Des lignes électriques qui courent au dessus d’un champ … une version Tchernobylesque miniature et visuelle qui interpelle les jeunes générations. Le Transpalette accueille beaucoup de scolaires et d’étudiants de l’agglomération berruyère, et ce type de présentation pose la question de l’action de l’humain sur l’avenir de la planète, loin d’une simple formule écologique.

Fabrice Simoes.

Exposition ouverte jusqu’au 8 janvier 2017, du mercredi au samedi, de 14h à 19h, et sur rendez-vous. Entrée gratuite. Fermeture du 23 décembre au 4 janvier. Friche de l’antre-peaux. 26 route de La Chapelle. 18000 Bourges.

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