Orléans-La Source: du bon CRAC en vue dans les commerces de La Bolière

Olivier Carré, le député-maire d’Orléans (LR) a été vu dans la boulangerie de la Bolière à Orléans-la Source. Ce n’était pas pour s’informer auprès de la jeune vendeuse du prix du pain au chocolat. Lui que l’on voit régulièrement pousser un caddy dans les supermarchés de la ville, le connaît, contrairement à d’autres élus…

Olivier Carré, ici avec Jacques Augusseau, a décidé d'un traitement de cheval pour le centre de La Bolière.

Olivier Carré, ici avec Jacques Augusseau, a décidé d’un traitement de cheval pour le centre de La Bolière.

Olivier Carré connait le prix du pain au chocolat.

Olivier Carré connait le prix du pain au chocolat.

En fait, Olivier Carré était en visite dans ce centre commercial, crasseux, vétuste, où se commettent parfois des incivilités et qui pourtant garde une clientèle fidèle. “Après le GPV, j’avais dit que je m’occuperai ensuite des quartiers pavillonnaires de la Source”, lance Olivier Carré après avoir déambulé dans ce centre qui va bénéficier d’une opération de rénovation à travers un CRAC.

Du CRAC à la Source! Qu’on se rassure, il s’agit seulement d’un “doping” pour réhabiliter ces commerces, sans que cela coûte trop cher à la ville, donc au contribuable. “Ce Contrat de revitalisation artisanale et commerciale permet à la ville de prendre les choses en main. C’est un opérateur, privé ou public qui se chargera de l’expropriation, de la revente des cellules” explique François Foussier, l’adjoint au commerce. Bien entendu les commerçants implantés et qui bénéficient d’un bon chiffre d’affaires, seront prioritaires. Et la ville a dégagé une enveloppe de cinq millions d’euros pour garantir l’opération (inscrite dans le cadre de l’ANRU 2).

Concertations en amont

Le maire a connu le zing de La Bolière lorsqu'il était étudiant en droit.

Le maire a connu le zinc de La Bolière lorsqu’il était étudiant en droit.

“Les concertations ont été menées en amont avec les commerçants” précise François Foussier. Des coiffeurs, Stéphanie et Fabrice à Ali Amenzou le patron du bistrot et du tabac, en passant par le pharmacien Jacques Augusseau, par ailleurs président de l’Association des commerçants, tous veulent “une nouvelle image” de la Bolière. Il était temps, car le Centre date de 1975 et n’avait jamais été “rafraîchi”. Or, le potentiel existe, des milliers de clients des zones pavillonnaires du sud de la Source, avec un pouvoir d’achat conséquents comme ceux de l’Orée de Sologne, autour du lac. Ainsi le tabac d’Ali Amenzou affiche t-il 500 clients par jour et un nouveau gérant vient-t-il de s’installer au Super U.  

Le parking et la vidéo

Avec le gérant du Super U.

Avec le gérant du Super U.

Quelle métamorphose pour la Bolière III? Déjà, le hall central sera supprimé et la quinzaine de commerces prévus (un fleuriste, une poissonnerie et un pressing pourraient compléter l’offre existante), ouvriront directement sur la façade et le parking, sur environ 8 000 m2. Le parking sera reconstruit et sécurisé avec caméras vidéo, la signalétique, les toitures et la redistribution seront ripolinés pour faire de Bolière III une véritable halle au coeur du quartier. “Ce centre ne répondait plus aux standards, il s’agit de le remettre au goût du jour en s’appuyant sur les commerçants les plus dynamiques”, explique Olivier Carré qui était accompagné aussi de deux  autres élues, Aude de Quatrebarbes et Niamé Diabira.

Des commerçants qui, pour rien au monde, n’iraient s’installer en centre ville et ce n’est pas de la langue de bois. Début des travaux prévu en octobre 2017 et livraison à l’automne 2018. Après quoi, il faudra aller chercher (ou rechercher) les clients nouveaux, qui le plus souvent vont faire leurs courses à Leclerc sur la zone d’Olivet.

Sur cinq ans (2016-21) Orléans dépensera encore 5 millions dans le quartier pour refaire l’éclairage public et les trottoirs. Mais aussi des aires de jeu et de sport dans ces pavillonnaires de la Source sud qui jouxtent les zones d’activités (BRGM, CNRS, Famar, Loire-Bretagne…) et qu’Olivier Carré très attaché familialement au quartier, parcourt en commentant “c’est toujours une belle opération urbanistique…“.

Ch.B

 

 

 

Commentaires

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  1. C’est une très bonne nouvelle. En effet, le centre commercial de la Bolière est devenu vétuste et a un urgent besoin de rénovation. Pour être intervenu à maintes reprises pour qu’il en soit ainsi, tant au niveau du Conseil municipal que, lors d’entretiens avec François FOUSSIER, je me réjouis de ce projet. Mais attention, il sera nécessaire de prendre en considération les questions posées par les commerçants lors de la présentation du projet le 19 octobre dernier, à la salle Fernand PELLICER, en terme de financements (notamment pour celles et ceux qui depuis des années investissent pour que leur magasin soit attractif).

    Michel RICOUD

  2. Le problème principal est que ce secteur est devenu au fil des ans une véritable “zone” comme tout le secteur environnant des Pierres et Lumières qui a totalement changé de population et présente maintenant de fortes similitudes avec ce qu’était autrefois Camille Flammarion et Adélaïde de Savoie.

  3. Moi qui me réjouissais de voir ce bon Michel Ricoud, enfin content de quelque chose à La Source. Et voici que Sourcien nous rappelle aux dures réalités !

    Pfff !

  4. C’est une réalité. j’ai connu , du début des années 70 jusqu’au milieu des années 80, ce secteur des 1300 logements Pierres et Lumières peuplé quasi exclusivement de couples qui travaillaient aux Chèques Postaux, au BRGM, au CNRS, aux impôts, à EDF, à l’Université… ( pas d’APL à l’époque pour ces logements)
    Tous ces gens sont progressivement partis vers les bourgs solognots ou du Val et on trouve maintenant majoritairement dans ces logements des personnes vivants principalement des aides sociales, pour rester politiquement correct avec des familles nombreuses, voire très nombreuses. Pas un cas unique en France. J’ai également connu l’époque où le collège Alain Fournier, sous la direction de Mme Charpentier, était l’un des plus coté d’Orléans. cela a bien changé.

  5. Mon cher Laudes, ce “bon” Michel RICOUD sait apprécier ce qui va dans le bon sens. Comme pour le GPV, même si les hausses des loyers après travaux ont été de 85%. mais certainement mon “bon” Laudes, que ces problèmes de loyers, de logement social et de locataires en procédure d’expulsion, de coupure de courant vous échappent totalement. Au fait à quand une rencontre autour d’un café ?,
    Michel RICOUD

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