Orléans : Olivier Carré donne un cours magistral sur la Métropole

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Le maire d’Orléans, dans un rendez-vous organisé par Com45 et le Club de la presse du Val de Loire a donné une leçon magistrale sur ce que sera la future Métropole orléanaise. Ou serait, car le conditionnel reste malgré tout de mise. Samedi après-midi, Orléans fêtera “sa” métropole avec une série de manifestations au coeur de la ville, place du Martroi.

 

Olivier Carré touche du bois pour qu'Orléans devienne bien Métropole.

Olivier Carré touche du bois pour qu’Orléans devienne bien Métropole.

La commission des lois a beau avoir retoqué le 26 octobre le dernier l’article conférant le statut de métropole à Orléans, Dijon, Saint-Étienne et Toulon, cela n’empêche pas le député-maire d’Orléans Olivier Carré d’y croire dur comme fer. Il l’a rappelé, vendredi 4 novembre dernier lors d’une conférence de presse organisée par le club de la presse Val de Loire et Com45. « Le statut de métropole permet aux collectivités territoriales (Ville, Agglo, Département) de réfléchir et d’agir ensemble. L’élément clé dans chaque région, c’est la métropole. Le débat au Sénat, ce qui explique en parti le vote négatif pour l’instant, est issu d’une opposition entre la ruralité et l’urbain. Il y a aussi beaucoup de fantasmes sur les métropoles, qu’elles auraient plus de dotations etc. ce qui est faux bien entendu », explique-t-il doctement.

« Il faut être dans le cercle des villes qui font partie de l’organisation des politiques publiques nationales. Le statut de métropole permet cela », ajoute-t-il en précisant que si « l’article 41 a été supprimé par la commission des lois au Sénat, il y a une force qui se développe pour Orléans ». Avec une démographie qui croît en permanence, des atouts « qu’il faut mettre en avant », Olivier Carré reconnaît aussi qu’il « manque ici des éléments forts en terme de congrès ou de grands événements nationaux ». D’où le projet de construction du Palais des congrès près du Zénith. « Aujourd’hui, on refuse des événements qui partent ailleurs, parce que nous n’avons pas l’outil à l’échelle des ambitions du territoire ». Mégalomanie d’élu ? « C’est le ressenti possible de la part de nos concitoyens, mais non car nous avons cette capacité d’investissement dans l’Orléanais ».

L’objectif de 50 000 étudiants

L’autre point faible de l’Orléanais, c’est l’université. Le vieil antagonisme entre la rabelaisienne Tours et la johannique Orléans n’a que trop vécu. « La taille critique d’une université c’est 50.000 étudiants. On peut y parvenir si Orléans et Tours s’associent vraiment, tout en gardant chacun ce qui fait sa spécialité et son attractivité : médecine et biologie à Tours ; droit économie gestion à Orléans ». La future transformation de l’ancien hôpital Madeleine en pôle universitaire – avec notamment la création d’une école publique de commerce spécialisée dans le big data, les nouvelles technologies etc. devrait voir le jour à l’horizon 2025-2026.

Un Lab’O européen

La "sainte alliance" Orléans-Tours, ici Philippe Briand, le président de l'agglo de Tours et les élus orléanais.

La “sainte alliance” Orléans-Tours, ici Philippe Briand, le président de l’agglo de Tours et les élus orléanais.

Quelles connexions sont possibles avec d’autres métropoles européennes ? « On a des programmes communs, au sujet des inondations par exemple, des stratégies de résiliences avec des capitales ou des villes européennes préoccupées par le même problème. Mais sur des villes européennes regardent aussi du côté du Lab’O pour faire venir des éléments ». La future métropole est également à la recherche de « l’élément cardinal qui ferait identifier Orléans dans le monde ». Quelle identité pour une ville qui en effet n’en a jamais vraiment eu de visible… ?

« Les chances de voir le projet d’obtention du statut de métropole sont réelles », martèle le maire d’Orléans, « les trois sénateurs Eric Doligé, Jean-Pierre Sueur et Jean-Noël Cardoux y sont favorables ». Faudra-t-il se « muscler » en attendant ? « Oui. Par exemple pour le Lab’O, 5.000 m² supplémentaires vont être ajoutés. Ça ne pourra que générer de la demande ». Et susciter le désir…

F. Sabourin.

 

Commentaires

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  1. “Pas d’identité visible”. Jeanne d’Arc est connue dans le monde entier, c’est le berceau des rois de France (Hugue Capet s’y fait sacrer avec son fils Robert), le français est la langue d’Orléans à l’origine (contrairement au Breton ou au Basque elle a su s’imposer et est parlée par 300 millions de personnes dans le monde), à tel point qu’il existe même une Nouvelle-Orléans (ville du Régent de Louis XV, duc d’Orléans notamment à l’époque de la Nouvelle France…). L’identité d’Orléans se confond avec celle de la France. Elle lui a donné son Roi, sa langue, ses lois (le Code civil est issu de la coutume d’Orléans) et même son héroïne nationale et patriotique (sainte catholique et cathodique avec Luc Besson notamment) ! C’est pas mal déjà non ?

  2. Ainsi donc, en privilégiant la Médecine et la Biologie à Tours comme le Droit et le big data (sic) à Orléans, on atteindra les 50 000 étudiants ?

    Avec un tel talent pour les additions, on comprend mieux les difficultés budgétaires de nombre d’universités françaises !

    Le naufrage de la COMUE Vinci et les toiles d’araignée qui peuplent l’hôtel Dupanlouche démontrent toute la pertinence des projections de certains élus locaux en matière de recherche et d’enseignement supérieur…

  3. Ce Monsieur parle comme si Orléans devait être le moteur qui irait chercher ses pièces à Tours pour briller.
    Tours à elle aussi de solides arguments et entend elle aussi devenir une métropole.
    Pour le reste, une très grande majorité de Français ne savent pas qui est Hugues Capet. Alors dans le monde…

    • un majorité de français ne connaissent ni Tours ni Orléans et sont incapables de situer cette Région Centre sans identité.

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