L’Ensemble Orion reçu à Saint-Dyé-sur-Loire

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Dimanche 30 octobre dernier, l’association Musique nouvelle en Pays ligérien a reçu le prestigieux Ensemble Orion, formation de musique de chambre à géométrie variable représentée ce jour par un trio à cordes composé de Noëlle-Anne Darbellay violon, René Camacaro violoncelle et Jim Vanderspar contrebasse. Venu de Suisse, l’Ensemble ORION a donné des concerts aux États-Unis, au Canada, au Japon et dans toute l’Europe.

Les deux compositeurs encadrant les trois artistes.

Les deux compositeurs encadrant les trois artistes.

Le Trio 1 op.39 de J.B. Bréval, compositeur et violoncelliste virtuose dont la carrière recouvre celles de Mozart et Beethoven, est écrit pour violoncelle principal, violon et contrebasse. Bel exemple de style galant, il a tout pour séduire au travers de ses trois mouvements. Jean-Luc Darbellay (né en 1946), personnalité éminente du monde de la musique contemporaine, propose sa pièce Rencontres pour violon et contrebasse, dans laquelle sont évoqués tantôt des entrevues paisibles comme des dialogues amoureux, tantôt des affrontements tumultueux.

Ricercata 1 pour violon et violoncelle permet de découvrir Giovanni Benedetto Platti, contemporain de Bach totalement oublié… La Volée pour violon seul de Marcel Dortort (né en 1935) est une création mondiale commandée par Noëlle-Anne en hommage surprise à son père. Plus apaisée que d’autres partitions du compositeur, c’est une œuvre brève qui procède par petites touches, un peu comme le pointillisme en peinture, mais en moins ordonné.
Eclipsée par ses opéras, la musique de chambre de Rossini est restée longtemps négligée, mises à part les fameuses Sonates à quatre.  Au demeurant, elle est peu abondante. L’appellation maigrichonne de Duetto pour violoncelle et contrebasse ne prend pas en compte les vastes dimensions, ni l’intérêt musical de cette page originale, une découverte pour beaucoup, qui enchaîne un Allegro de forme sonate à deux thèmes, un bref Andante molto romantique et un finale à trois temps marqué Allegro Zingarese. Les interprètes se livrent à des assauts de virtuosité qui suscitent l’admiration de tous. Pour un peu, on en oublierait la beauté de la musique ! J. Vanderspar trouve ici l’occasion d’exposer toutes les possibilités techniques de son instrument. Il faut un maître tel que lui pour les mettre en valeur.

La Frosch Parthia en ré majeur de Léopold Mozart (1719-1787) mobilise le trio au complet pour achever le programme. Censée évoquer la grenouille, elle produit quelques effets de glissando dans le premier mouvement et de grands saut dans le finale, mais tout cela demeure anecdotique et de peu d’importance. Il suffit de se laisser aller à l’écoute d’une œuvre agréable, totalement inconnue, comme le sont toutes les compositions du père, bien évidemment éclipsées par celles du fils. Mettons à part la fameuse Symphonie des Jouets, longtemps attribuée à Haydn…

Un hommage appuyé est justement rendu au soutien de la commune de Saint-Dyé-sur-Loire, et surtout à l’aimable collaboration de Mme M. Boulet, présidente de « Tours et Détours »,  sans qui rien n’aurait été possible.

Roger Bouchard.    

Musique nouvelle en Pays ligérien (MNPL). Jack Prévost (président) 26 Rue de Villebrême 41000 Blois.

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