Michel Ricoud (PC) et l’élection de Trump: il faut un coup d’arrêt au populisme

 Pour le conseiller municipal d’Orléans et figure du PC Michel Ricoud, l’élection de Trump marque ” la victoire des logiques de peur et de haine. Ceux qui pensaient voter “anti-système” ont, dans les faits, élu un milliardaire qui a su détourner les colères des américains des véritables causes et responsables de la dégradation de leurs conditions de vie et de travail, et qui a ouvert les vannes de la division d’un pays déjà gangréné par un racisme structurel.”.
Michel Ricoud

Michel Ricoud

 
Un constat sans appel. Quelle leçon en tirer pour les élections en Europe et en particulier la Présidentielle de 2017 en France? 
 
Là encore Michel Ricoud estime qu’il s’agit d’un “sérieux avertissement” . Et il poursuit: “la responsabilité des forces de gauche et de transformation sociale est de mettre un coup d’arrêt des populismes et des extrêmes droites. Elles doivent unir leurs forces pour mettre fin aux politiques d’austérité et au pouvoir de la finance qui piétinent les souverainetés populaires et nationales… et Il y a urgence à ouvrir la voie à de réelles politiques de progrès et de justice sociales, d’égalité et de solidarité…”.
Une large union des gauches est-elle possible pour faire obstacle au populisme ambiant qui menace aussi notre pays?  
Et là patatras, l’union attendra, Michel Ricoud réplique au PS et disant sa “surprise” sur les déclarations de Jean- Christophe Cambadélis (Premier secrétaire) et du sénateur du Loiret Jean-Pierre Sueur. “Dire qu’il est urgent de stopper les enfantillages irresponsables qui existent à gauche, est un peu réducteur. Ce ne sont pas des enfantillages mais des débats de fond sur les politiques menées qui existent dans notre pays. François Hollande, en ne respectant pas ses engagements de 2012, ne favorise-t-il pas la montée de Marine Le Pen ? N’est-ce pas les reniements du PS qui font que les citoyens se désintéressent de la vie politique et sont dans une critique systématique des “politiques”?
 
L’union est un long combat,  à gauche comme ailleurs.
 

Commentaires

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  1. Chercher à diaboliser à en s’attribuant toutes les vertus du monde, quel programme !
    Les accusations sont toujours les mêmes , qu’elles concernent Trump, Poutine , Orban ou Le Pen. On ressort jusqu’à saturation les termes galvaudés de populistes, racistes, sexistes, homophobes , fascistes .
    Vous pouvez écouter les discours de Trump, ceux de Poutine, de Le Pen ou d’Orban et vous verrez que rien de tout cela n’est vrai. On cherche à diaboliser “l’ennemi” car le but est de persuader les “zombies” qu’en s’en prenant à des méchants, on fait une bonne œuvre.
    Mais la propagande commence à ne plus fonctionner, c’est pour cela que Trump a gagné et que d’autres vont le faire.

  2. “la responsabilité des forces de gauche et de transformation sociale…”
    La dialectique évolue, Les “socialistes” ne feraient donc plus partie des forces de gauche, mais leur parti serait-il seulement un parti de transformation sociale.
    Bon, on le sait toute alliance avec eux serait contre nature pour le parti communiste, qui ne peut plus désespérer Billancourt depuis longtemps. Face à l’hémorragie (j’allais dire l’hémophilie) des militants, il ne reste que la stratégie de la terre brûlée,

  3. La sociologue Dominique Méda rappelle dans le Monde les renoncements du parti socialiste depuis de très nombreuses années . Les responsables de ce parti seraient bien inspirés d’en tenir compte.

  4. Vivement, d’après tous ces beaux penseurs (voir au dessus), qu’arrive l’homme providentiel instituant sans coup férir, une sournoise démocrature. Nous n’avons plus longtemps à attendre. Ils sont tous prêt(e)s ceux qui doivent nous dire ce que nous devons être. Bonne nuit, les petits.

  5. Même simple militant de terrain et élu qui essaie de faire son boulot dans l’intérêt des citoyens, et pas plus pauvre que de nombreux de mes concitoyens, et même si je n’ai pas fait l’ENA et les Hautes écoles, je constate que l’élection de TRUMP pose plus de problèmes qu’il vise à en régler. Oui, je continue de penser que, y compris pour l’avenir des USA et du peuple, les choses risquent d’être délicates. Et je pèse mes mots. Alors, oui, je me permets de porter un jugement sur “la politique des USA”. Mais mon cher bouchon, vous avez le droit d’avoir une opinion contraire à la mienne. Cela s’appelle la démocratie

    Michel RICOUD

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