Présidentielle: Fabien Verdier, l’abbé Pierre des classes moyennes

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Tel un pavé dans la mare « Primaire de gauche », la candidature de Fabien Verdier est tombée fin octobre. Personne ne s’attendait à voir surgir un inconnu dans ce qui promettait  d’être une foire d’empoigne entre « célébrités » politiques de gauche. « Mais qui c’est, celui-là ? » se sont demandés en paraphrasant Pierre Vassiliu de nombreux politiques et autant de journalistes. Quant au grand public, à peine s’il a froncé un sourcil. Un de plus !

Fabien Verdier

Fabien Verdier

Secrétaire national du PS chargé de la production et de la répartition des richesses, conseiller régional du Centre-Val-de-Loire, conseiller municipal d’opposition à Châteaudun, chef-lieu de canton de 13 000 âmes en Eure-et-Loir, économiste de formation, Fabien Verdier, 35 ans, compte plusieurs expériences de conseiller ministériel. La politique l’a pris et ne le lâche plus. Il en paye le prix et veut des résultats.

« C’est loin d’être simple, mais si je n’essaie pas, je n’y arriverai pas. Certains de mes amis m’ont dit que je devrais y aller. J’ai d’abord ri puis longuement réfléchi avant de penser pourquoi pas ? »,  déclare tout de go  le candidat  qui m’a donné rendez-vous dans  l’unique café d’un quartier populaire de sa ville. Salle au décor simplissime pour ne pas dire basique  mais ambiance chaleureuse.  Les hommes qui entrent, des habitants du quartier, viennent  tous saluer l’élu, lui serrer la main, lui témoigner leur confiance, leur amitié et leur respect.  A Châteaudun, on a oublié,  qu’en 2014, lors des municipales,  les socialistes  voyaient  d’un mauvais œil l’arrivée de cet « ovni que personne ne connaissait ». Déjà  dans les rues de Châteaudun on appelait Vassiliu à la rescousse, « Qu’est qu’il a celui-là ? A vouloir venir s’implanter chez nous ? », Fabien Verdier inaugurait sa façon très engagée de faire de la politique, en prenant le terrain et les occasions à bras le corps.

Natif de l’Ardèche,  d’une contrée  qui hésite entre campagne et zone urbaine,  Fabien  Verdier a choisi le Dunois parce « qu’il ressemble  à la région  d’où je viens, l’une est accidentée, l’autre plate mais la problématique est la même ». Trois  ans plus tard l’implantation est réussie, la constance et le travail ont payés.  Des cabinets ministériels,  il n’est plus question ce qui n’empêche pas des accointances et au besoin  des relais. « J’ai tout supprimé, je ne fais plus d’extra, je me consacre à la France des oubliés.», dit-il.

Candidature de terrain

Fabien Verdier

Fabien Verdier

« Je suis candidat pour faire entendre les classes moyennes et les promouvoir. Ma candidature et une candidature de terrain qui émane de l’Eure-et-Loir et de la région centre-Val -de-Loire. Sur les marchés, dans les braderies, dans les portes à portes, j’en ai bien fait 5 000, j’ai beaucoup entendu leur souffrance. Les gens  me disent , “nous ne sommes ni en haut ni en bas mais entre les deux. On ne nous entend pas, on ne nous écoute pas. Nous avons peur de descendre et nous ne pouvons pas monter”. Ils paient des impôts dans leur ville ou leur village et n’ont plus les moyens d’inscrire leurs enfants dans les clubs, c’est devenu trop cher.  Ils payent et ne reçoivent rien. Ce que je décris là est la réalité des classes moyennes  de 2014, 2015, 2016. »

Fabien Verdier met de la passion dans l’énoncé de ce constat. La gauche socialiste, la “Belle Alliance populaire” dont il se réclame “doit se réorienter. Ma personne importe peu. Le sens profond de la politique, c’est de se battre pour des idées et faire avancer des dossiers”, martèle-t-il. 

Du concret et des résultats, il se bat sans cesse pour cela  dans le sud de l’Eure-et-Loir   qu’il veut désenclaver (train, remise en service de l’aéroport) afin que se fasse le lien avec la région. Au niveau du pays il avance déjà quelques idées, que 50% des places en cabinet ministériel  soient réservées à des personnes issues des classes moyennes et de province ou encore que 5%à 15% des élus (municipaux, régionaux,  députés) soient tirés au sort.

Il n’en reste pas moins que pour être candidat  Fabien Verdier doit réunir un certain nombre de parrainages, 5% des membres titulaires du Conseil national du parti,  ou 5% des parlementaires socialistes, ou 5% des conseillers régionaux et départementaux socialistes représentant au moins 4 régions et 10 départements). Ce ne sera pas facile, Fabien Verdier en convient mais ne désespère pas. Il a jusqu’au 15 décembre pour rassembler les signatures qui lui permettront  de participer à la primaire des 22 et 29 janvier. Tel l’Abbé Pierre en son temps Fabien Verdier a pris son bâton de pèlerin pour les classes moyennes et ne le lâchera pas.

Françoise Cariès.

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