La question que tout le monde se pose : c’est quoi, une start-up ?

Lab'OIl n’existe pas une seule définition d’une start-up. D’ailleurs c’est le mot « up » qui est le plus important. Leur croissance est en effet fulgurante, certaines font parfois 100 % de croissance dès la première ou deuxième année.

Ce qui déroute, c’est « un modèle économique peu commun », explique Stéphanie Hublin-Besson, cheffe de projets et référent réseaux, partenaires et prospectives au Lab’O. « Rien n’est fixe. La plupart des start-up découvrent leurs marchés en avançant ».  Ce qui complique le soutien par les banques aux référentiels plus classiques. « Mais elles aussi changent de modèle. Elles intègrent la prise de risque plus facilement qu’auparavant. Elles ont peur de rater des pépites ou des perles rares. Dans leurs effectifs, elles ont intégré des jeunes spécialisés dans ce domaine ; le Crédit Agricole a lancé le Réseau village, c’est bien qu’ils y trouvent leur compte », ajoute-t-elle.

Les aspects innovants des start-up du Lab’O ne sont pas basés que sur de l’innovation technique. « Certaines innovations ne sont pas protégeables. Elles vont réussir si elles sont rapides sur le marché, sinon un autre aura l’idée ». Il faut donc non seulement être les premiers mais aller le plus vite possible. Certains entrepreneurs montent une start-up, et trois après en fondent une autre : la vitesse sur tous les fronts.

Les « start-upeurs » semblent néanmoins avoir des difficultés à se rémunérer de leurs idées géniales. « Mais ça c’est propre à tout créateur d’entreprise » précise Stéphanie Hublin-Besson, « la plupart ne se paient pas avant un ou deux ans, et assez faiblement, aux environs de 1.500 € ». Certains ont une activité parallèle – ce qu’on nomme parfois un job alimentaire – d’autres ont pu bénéficier de ruptures conventionnelles en tant que salariés d’entreprises et apportent ainsi des capitaux propres au développement de leur start-up.

Difficile d’estimer le nombre exact de start-up en France et dans la région Centre-Val de Loire, il en né, il en meurt chaque jour. Entre 5.000 et 6.000, selon Olivier Ezratty, auteur d’un guide annuel des start-up. Les estimations les plus hautes grimpent à 10.000. 90 % échouent, mais la France est un pays très attractif pour les créateurs. En 2017, l’ouverture du plus gros incubateur au monde se fera en France avec la Halle Freyssinet. De quoi renforcer l’attractivité du pays et la créativité des jeunes start-upeur !

F.S.

(lire aussi ici).

Commentaires

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  1. Il ne faut pas oublier les entreprises traditionnelles notamment dans les services qui tentent de se faire une place parmi la concurrence, en “innovant” à l’ancienne c’est à dire avec une gestion plus efficace, des outils techniques y compris numeriques…progressivement. Le numérique Facebook, Google … c’est il y a 20 ans qu’il fallait s’en préoccuper, maintenant c’est déjà “has been” l’innovation numérique se fait à grande échelle. On fait les cakes avec dix trains de retard !! Utiliser Internet n’est pas innovant c’est juste indispensable !

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