Yilian Canizares a envouté le public d’All That Jazz

  • PDF
  • Email
  • Add to favorites

Samedi 5 novembre dernier, l’artiste cubaine Yilian Canizares était sur la scène d’All That Jazz, pour une soirée exceptionnelle. Pendant près de deux heures, elle a su faire vibrer le public blésois venu nombreux pour l’occasion. Cette jeune prodige du violon est aussi une remarquable chanteuse qui a fait découvrir son univers métissé. Elle sera même la représentante d’All That Jazz lors du festival Jazz Magazine qui aura lieu le 21 janvier au Trianon à Paris.

All that Jazz
La voix d’Yilian Canizares est puissante et cristalline, mais c’est au violon qu’elle excelle et se révèle dans tous les styles de musique. Elle sait aussi s’accompagner de remarquables musiciens : l’allemand Daniel Stawinsky au piano, le vénézuélien David Brito à la contrebasse, le suisse Cyril Regamey à la batterie et un ami cubain aux percussions.

Yilian aime communiquer avec son public : celle qui chante presque exclusivement en espagnol s’exprime dans un français parfait avec un délicieux accent. Née à La Havane en 1983, elle part dès 1997 faire des études musicales à Caracas, avant de rejoindre en 2000, toujours pour ses études, la Suisse où elle vit désormais.

Pendant le concert, elle enchaine des rythmes et des styles musicaux très variés. Certains morceaux au violon sont plus surprenants avec un côté psychédélique et parfois dérangeants. Ses thèmes musicaux tournent autour de l’invocation et elle sait rendre hommage aux grands musiciens qu’elle admire.

Des hommages aux plus grands

All that JazzAinsi elle évoque le grand artiste cubain Luis Carbonnel ou le célèbre poète vénézuélien Simon Diaz, qui l’ont tant inspirée. Comme auteur, compositeur et interprète, Yilian se nourrit de nombreuses influences, aussi bien classiques que jazz ou afrocubaines. Elle aime aussi se souvenir des croyances de ses ancêtres, liées « à ceux qui nous ont quittés, que l’on aimait et qui sont toujours avec nous », comme elle le raconte. Ainsi, elle a écrit une chanson intimiste et mélancolique pour son grand-père, qu’elle interprète avec beaucoup d’émotion.

Se souvenir

All that JazzCertaines chansons ressemblent à des prières : les ancêtres d’Yilian sont des esclaves venus d’Afrique, auxquels il était interdit de parler leurs langues et de garder leurs  traditions. La transmission s’est donc faite à l’oral par les femmes. C’est pourquoi Yilian a écrit une chanson sur les divinités yoruba et particulièrement la déesse Oshun : c’est un magnifique moment de grâce, avec de belles voix féminines. Elle rend également un poignant hommage à sa maman en langue yoruba, avec une dédicace à toutes les mamans, qui sont des déesses, car elles donnent la vie.
Pour ne pas quitter trop tôt le public qui réclame un bis, elle fait une interprétation très personnelle de Non, je ne regrette rien, puis une chanson qu’elle a écrite sur son pays natal Cuba, qu’elle garde dans son cœur, malgré ses paradoxes.

Pour poursuivre son programme très éclectique, le prochain concert d’All That Jazz aura lieu  vendredi 9 décembre avec Lucy Dixon, une extraordinaire artiste anglaise.

EVE.

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *



Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail