ccc od : à Tours l’art contemporain se donne un bel écrin

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Le ccc od à Tours

Depuis l’ouverture du Centre de congrès du Vinci, Tours n’avait pas connu la construction d’un édifice  architectural de cette ambition. Au printemps prochain, le Centre de création contemporaine Olivier Debré (ccc od) va complètement remodeler le haut de la rue Nationale, un quartier en cours de réhabilitation avec ses deux hôtels Hilton, son îlot piétonnier en bord de Loire… Un monument (qui va s’insérer dans un paysage urbain revisité, autour de la belle église Saint Julien et de l’Hôtel Goüin.

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Le ccc od, marqueur architectural fort, fait entrer la ville dans le XXIe siècle, à deux pas de la rue Colbert et de quartier de la place Plumereau. Exactement dans la même veine que le Vinci, lorsque l’architecte Jean Nouvel avait réussi le miracle d’emboiter parfaitement ce monument contemporain coiffé de sa casquette entre la gare XIXe et le jardin historique de la Préfecture. Du grand art !

Après le Vinci, un vaisseau aux lignes épurées

027-cccod-bfougeirol2016-1024x683Vingt-trois ans après le Vinci, l’agence portugaise Aires Mateus proposent une autre vision de l’architecture contemporaine. Un bâtiment immaculé, lumineux, planté sur le Jardin François 1er, avec ses pierres de taille nobles, la pierre de Tercé, un vaisseau aux lignes épurées qui se fond dans le paysage urbain. A l’intérieur, comme le décrit Alain-Julien Laferrière, directeur historique du CCC, c’est un bâtiment « sans boiserie ou mobilier, contrairement à l’image que l’on a des musées,  afin de simplement laisser l’esthétique des œuvres s’exprimer ».

Créé en 1977, le CCC de Tours, prédécesseur du ccc od, a fait partie des ces centre d’art de la première génération, avec près de 300 artistes exposés. En 1984 est née la biennale d’art contemporain du CCC, installé alors dans le quartier de la gare avec ce slogan, « le meilleur de l’art offert à tous ».

La façade du CCC (c) B.Fougeirol

La façade du CCC ©B.Fougeirol


Le « white cube » et son éclairage zénithal

Qu’on ne s’y trompe pas, le ccc od, malgré son nom, n’est pas un  musée dédié au Tourangeau Olivier Debré (lire par ailleurs).

Le bâtiment se compose de trois espaces majeurs. La nef aux volumes imposants, installée dans l’ancienne école des Beaux-Arts, présentera des œuvres monumentales. Avec ses larges baies elle sera aussi visible de l’extérieur grâce à un cheminement piéton tout autour. Une galerie en résonnance avec la ville, telle une exposition permanente. Autre espace, la galerie blanche sera le « white cube » indispensable aux installations de grands volumes, avec son éclairage zénithal indirect. Les deux espaces dialoguent dans un jeu de plein et de vides. Enfin la galerie noire offrira obscurité totale pour les œuvres en vidéo, numérique, multimédia…

 

 

 

 

Un emblème culturel

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CCCOD chantier sept2016 © A Mineo

Le ccc od est l’emblème culturel que Tours attendait depuis toujours. Une biennale d’art contemporain dans les trois sites majeurs de la région Centre-Val de Loire, le FRAC à Orléans, Chaumont-sur-Loire et au ccc od est annoncée pour 2018, la boucle sera alors bouclée, au même titre que les châteaux et la nature, l’art contemporain devient un nouvel atout majeur du tourisme en région Centre-Val de Loire.

Ch.Bidault

Olivier Debré, un disciple de Picasso et Soulages

Né à Paris en 1920, Olivier Debré qui a commencé très jeune à peindre, avait installé son atelier dans une propriété que son père avait acquise à Vernou-sur-Brenne en Touraine. Après avoir fréquenté Picasso, Olivier Debré passe à la « non-figuration avec signe » en signant Ferveur noir (1945). Il se frotte alors à des artistes comme Gérard Schneider, Deyrolle, Soulages…Dans les années 60, il revient au paysage et il se livre alors à « l’abstraction fervente », née de la contemplation d’un paysage. Grand voyageur, Olivier Debré représentera plusieurs fois la France lors de manifestations internationales, notamment en 1967 à l’exposition universelle de Montréal.  Dans les années 80-90, il exécute des commandes publiques comme le rideau de la scène de la Comédie française mais aussi celui de l’opéra de Hong Kong et celui de Shanghai en 1998. En 1991, il avait peint cinq grands tableaux pour le CCC de Tours qui seront installés au ccc od. 150 œuvres graphiques  y seront aussi exposées et le ccc od bénéficiera d’un prêt permanent de 140 tableaux, une décision des héritiers du peintre.

En plus des trois galeries principales, le ccc od sera un lieu de vie et de rencontres doté d’une librairie et d’un café en accès libre. La librairie présentera une sélection d’ouvrages consacrés à l’art, le café proposera une cuisine raffinée simple, accessible et… contemporaine !

A partir d’octobre 2017, le CCOD accueillera des étudiants-chercheurs travaillant sur l’œuvre d’Olivier Debré, mais aussi sur celles d’artistes ayant travaillé avec le ccc od Depuis 2003 le CCC est associe à l’université François Rabelais pour différentes initiations.

Les expositions à venir en 2017

Le CCC, rue Marcel Tribut, mardi 27 septembre 2016 (c) 37°

Le CCC, rue Marcel Tribut, ©37°

Lumière du nord. Olivier Debré a beaucoup travaillé et peint en Norvège. La jeune avant-garde artistique de ce pays sera invitée pour une première exposition (du 10 mars au 3 septembre) dans la galerie blanche. « Chaque fois que tu es ailleurs, tu as toujours les pieds dans la Loire », lui écrivait l’un de ses amis. Fluides, ses œuvres de l’époque se caractérisent par une palette chromatique unique. L’exposition bénéficiera de prêts de grandes collections norvégiennes, l’Astrup Fearnley Museum et la galerie Haaken. 

Une huile dans la nef (10 mars-15 septembre). Artiste norvégien, Per Barclay modèle l’espace pour le photographier et jouer sur les reflets comme il l’a fait dans le grand bâtiment Thomson à Boulogne. Il fera de la nef un lieu vertigineux avec ses 11 mètres de hauteur de plafond.

La jeune scène norvégienne (mars-début juin). Cette jeune scène sera à l’honneur avec des artistes comme Thora Dolven Balke et Thori Wranes.

Après Versailles (à partir de juillet 2017). Cette exposition sera suivie par celle de Lee Ufan, l’un des artistes coréens les plus célèbres au monde (expositions à la Tate Modern de Londres, au MoMA et au musée Guggenheim à New York). Ses œuvres ont aussi été installées au château de Versailles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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