Jacqueline Sauvage reste en prison

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La cour d’appel de Paris, après en avoir délibéré à huis clos, a rejeté la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage  à  laquelle le parquet  général « n’était  pas opposé ». Cette Loiretaine  devenue un symbole des femmes battues,  a été  condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent le 12 août 2012 à La-Selle-sur-Le Bied et partiellement graciée par le président de la République.

Jaqueline Sauvage

Jaqueline Sauvage

La cour d’assises, composée de magistrats professionnels et de jurés populaires n’a pas retenu  la préméditation Cette nouvelle décision  corrobore un premier refus du tribunal d’application  des peines de Melun (Seine-et-Marne).  Sa condamnation alors que ses trois filles avaient témoigné à charge contre leur père, disant avoir été violées par lui et battues  comme leur mère a suscité une vague d’indignation.

La grâce partielle du président de la République en particulier de la période de sureté  permettait  à Jacqueline  Sauvage  de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle. Pour la lui refuser, le tribunal d’application des peines de Melun avait reproché  à la condamnée de « ne pas s’interroger sur son acte » et estimé qu’elle ne pouvait « vivre à proximité des lieux des faits dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie et de la médiatisation des faits risquerait de la maintenir dans une position victimaire ».

Jacqueline Sauvage peut à nouveau présenter une nouvelle demande

Commentaires

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  1. En principe, on ne commente pas une décision de justice, surtout quand on en a pas lu les attendus et motifs. Mais celle-ci est logique, quand on revient sur les verbatim de ses deux procès en assises et quand on a entendu l’interview radiophonique de la magistrate qui a refusé sa remise en liberté, avant que la cour d’appel de Paris ne confirme.
    On ne se fait pas justice soi-même. Pourquoi n’a-t-elle pas quitté son mari, pourquoi n’a-t-elle pas protégé ses filles, pourquoi n’a-t-elle pas porté plainte ? Pourquoi 3 coups de fusil tirés dans le dos ?
    Cette femme a laissé ses avocates médiatiser son affaire à outrance, jusqu’à influencer le président de la République. Ce ne sont pas les pétitionnaires qui feront changer les faits établis et qui influenceront la Justice. Au contraire, ils la desservent.

    • Contrairement à vous, je pense qu’une femme peut rester des années et des années à souffrir en silence, malheureusement. Mais je vous rejoins totalement sur deux points :
      1 – si l’on commence à remettre en cause les décisions de justice, c’est toute la justice qui va vaciller
      2 – les avocates de Mme Sauvage ne l’ont vraiment pas aidées : une surmédiatisation assurée par deux pétroleuses qui paradent en tenue de soirée et sac Prada ; je vous invite à consulter leur site Internet pour voir leur peu de retenue et d’abnégation, et à revoir le reportage diffusé en début d’après-midi ce jour sur France 2 où on les voit se faire “ramasser” par le certes lui aussi très médiatique mais très efficace Me Dupont-Moretti, lors d’un procès d’assise à Draguignan.

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