Issoudun : coup de gueule du directeur de Reggae Temple contre le préfet

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Du 18 au 20 novembre 2016 se déroulait la 4e édition du festival Issoudun Reggae Temple. Une édition qui s’est vue un peu gâchée par une présence massive des forces de l’ordre, selon son directeur Joffrey Deriaud, qui s’en plaint au préfet de l’Indre dans une lettre ouverte particulièrement salée.

reggae issoudun

Joffrey Deriaud, créateur et directeur du festival Issoudun Reggae Temple vient de publier une lettre ouverte adressée au préfet de l’Indre, mettant en cause la présence de gendarmerie disproportionnée pendant le festival.  Environ 50 gendarmes qui ont été mobilisés dans cette commune de 13.000 habitants le soir de la reggae night samedi 19 novembre dernier. L’année dernière, le festival a eu lieu une semaine après les attentats du Bataclan et un dispositif de sécurité supplémentaire avait été demandé. L’organisateur avait sans hésiter respecté les consignes de sécurité : doublement des effectifs d’agents de sécurité, portiques aéroportuaire, équipe cynophile etc.
Selon lui, “cette année, la présence de gendarmerie n’était, contrairement à ce qu’indique le préfet, pas à but de prévention mais clairement dans une logique de répression et de chiffre. En trois ans d’existence, le festival n’a jamais connu de débordements nécessitant l’intervention des forces de l’ordre. Aucun trouble à l’ordre public n’a été constaté” s’insurge-t-il.

C’est la raison pour laquelle le directeur du festival juge ces mesures “extraordinaires, disproportionnées ayant pour effet de stigmatiser une partie de la population venue faire la fête !”
Le directeur interpelle également le préfet sur le fait que les initiatives comme celles du festival Issoudun Reggae Temple participent à la vie économique du bassin. “Les hôtels sont complets près de deux mois avant le festival, les commerces à proximité bénéficient largement de la présence de près de 2.000 festivaliers, sans parler de la création de 4 emplois à temps pleins par la structure. Sans oublier les différents prestataires”.

Une sécurité des festivals et manifestations culturelles par ailleurs à géométrie variable

Commentaires

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  1. C’est bien un brûlot, à mon sens malvenu, en période d’état d’urgence. Je comprendrais si la facture était présentée aux organisateurs, mais cela ne semble pas être le cas. Tous les rassemblements de foule sont des cibles potentielles. Ces festivaux ont la chance de pouvoir se tenir, quand d’autres manifestations sportives ou vide-greniers sont annulés.

  2. C’est bien un brûlot, à mon sens malvenu, en période d’état d’urgence. Je comprendrais si la facture était présentée aux organisateurs, mais cela ne semble pas être le cas. Tous les rassemblements de foule sont des cibles potentielles. Ces festivals ont la chance de pouvoir se tenir, quand d’autres manifestations sportives ou vide-greniers sont annulés.

    • De toute évidence vous ne connaissez pas le dossier car le dispositif mis en place n’était pas un un dispositif vigipirate. La sous-Préfecture a refusée la mise à disposition d’effectif supplémentaire pour sécuriser l’événement contre le terrorisme et la charge était à assumer par l’organisateur. D’autre part en 2015 le festival a eu plus de 10 000 euros de frais de sécurité à la charge de le l’association.

      • Je n’ai rien compris à vos “explications”. Vous citez des chiffres pour 2015, qui n’ont rien à voir avec la situation de 2016. Les organisateurs de ce genre d’évènements payants doivent assumer financièrement la charge de la sécurité de leurs sites ou s’abstenir.
        Quant au contrôle par la gendarmerie des routes d’accès et de départ, c’est effectivement à l’Etat d’en assumer les frais et de décider quels sont les effectifs nécessaires.

        • Relisez attentivement au calme et essayez d’analyser mon argumentaire. On va faire par étape. Premièrement dans le début de ma réponse, je parle de l’édition passée donc 2016. Deuxièmement, lorsque que je parle de 2015, je fait bien référence aux chiffres de 2015. Qu’est-ce qu’il y a de difficile à comprendre ? Je parle des chiffres de 2015 car ce sont les derniers en date, vraisemblablement les mesures de sécurités sont à la charge de l’organisateur et c’est normal. Donc vous avez votre réponse c’est bien lui qui paie la sécurité que l’Etat demande de renforcer (j’insiste). La sécurité est renforcée à des points que vous n’imaginez visiblement pas (chiens dépisteurs de bombes, portiques de sécurité…) et ce n’est pas l’Etat qui paie. Enfin il semblerait que vous ne sachiez pas à quoi servent les impôts et prélèvements : à payer l’Etat pour qu’ils protègent les Français. Donc le dispositif à un coût, indirectement mais c’est tout de même un coût pour les organisateurs, festivaliers. Après si la mauvaise gestion des effectifs de Gendarmeries ne vous embête pas et que vous n’êtes pas outré par le faite qu’il y ai de grosses lacunes par l’Etat sur la sécurité au quotidien partout en France, cela vous regarde.

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