Valls à la primaire, Touraine et Sapin en lice pour un CDD à Matignon

Qui pour succéder à Manuel Valls à Matignon ? Le Premier ministre a annoncé lundi sa candidature à la présidence de la République ce qui le conduira à quitter le gouvernement qu’il dirige dès mardi. C’était devenu un secret de polichinelle depuis plusieurs mois, surtout depuis que François Hollande avait annoncé à la surprise générale jeudi, qu’il ne se représentait pas en 2017.

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Les grand favoris de cette course au CDD de Matignon pour les cinq mois qu’il reste du quinquennat de François Hollande, sont Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur et Jean-Yves Le Drian, celui de la Défense. On cite aussi l’un des très proches du Président de la République Stéphane le Foll, le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Agriculture et de Ségolène Royal. Mais il est aussi question de deux personnalités politiques de la région Centre-Val de Loire, tous deux au gouvernement également, Marisol Touraine, créditée d’un sans faute au ministère de la Santé et qui s’imagine un destin national et Michel Sapin, le fidèle d’entre les fidèles, ministre de l’Economie et des Finances. L’ancien président de la région Centre, maire d’Argenton-sur-Creuse (Indre) revient à chaque fois dans les pronostics pour Matignon que ce soit en 2012 ou en mars 2014. Mais à chaque fois, le “copain” de caserne de François Hollande, condisciple de la promotion Voltaire de l’ENA, rate l’escalier de Matignon.

Depuis son fief d’Evry

Marisol Touraine

Marisol Touraine

 « J’ai appris tellement de mes concitoyens, alors oui je suis candidat à la présidence de la République », a déclaré le premier ministre, sous les applaudissements, lors d’un discours dans l’hôtel de ville de son fief, ’Evry (Essonne), la ville dont il a été maire pendant plus de onze ans.

« Aujourd’hui, j’ai une responsabilité : rassembler, a dit M. Valls. Chacun devra faire un effort, moi le premier. » a poursuivi le Premier ministre qui quitte Matignon en plein accord avec le Président de la République. Dans son discours, Manuel Valls s’est d’abord distingué d’Emmanuel Macron, affirmant n’avoir « jamais cédé à la tentation de l’individualisme ». M. Valls a ensuite mis en avant son « expérience » pour défendre « une France indépendante, inflexible sur ses valeurs, face à la Chine de Xi Jinping, à la Russie de Vladimir Poutine, à l’Amérique de Donald Trump, à la Turquie d’Erdogan. »

Montebroug, Filoche déjà à l’attaque

Arnaud Montebourg.

Arnaud Montebourg.

La primaire des deux gauches (voire plus) s’est dès lors déchaînée avec les premiers commentaires des autres candidats comme Arnaud Montebourg qui a commencé à s’attaquer au « bilan » de Manuel Valls. Beaucoup plus violent, Gérard Filoche qui a estimé que le discours du Premier ministre est « à gerber » parce que « mis en scène » selon lui « par des communicants ». « Je suis candidat, mais pas dans ce monde là », a affirmé Gérard Filoche. Pour sa part Laurent Baumel, député “frondeur” d’Indre-et-Loire, a estimé que Manuel Valls n’a pas eu la « décence » de laisser passer un peu de temps entre le Valls « intransigeant » du gouvernement et le Valls qui se veut  “rassembleur “, de la primaire. Une primaire qui aura lieu les 22 et 29 janvier 2017.

Ch.B

 

 

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