Mini remaniement ministériel

  Jeu de chaises musicales  au gouvernement. Le départ de Manuel Valls de Matignon  n’a pas entraîné de grands bouleversements.  L’ancienne équipe est maintenue à son poste à trois exceptions près. François Hollande  a resserré les  liens autour de lui. « L’objectif était d’avoir  un gouvernement immédiatement opérationnel, avec des hommes et des femmes d’expérience, la plupart restant à leur poste pour  une forte cohésion », dit-on à l’Elysée.

François Hollande et Bernard Cazeneuve

François Hollande et Bernard Cazeneuve

  Le ministre de l’intérieur depuis 2014, Bernard Cazeneuve est tout naturellement devenu Premier ministre.  A cinq mois de la fin du quinquennat cet ex-ministre de l’intérieur, homme de caractère, qui sait prendre des décisions, qui a été confronté à la vague d’attentats la plus meurtrière que la France ait connue, qui l’a gérée au mieux,  dont les policiers en colère n’ont pas dit de mal, était tout désigné pour ce poste. Cinq mois, ce sera le bail le plus court accordé à un Premier ministre, lequel devra  gérer la lutte contre le terrorisme (il garde donc un périmètre élargi  à l’Intérieur sur lequel il garde un œil), la sécurité, la baisse du chômage, la défense des intérêts de la France dans le monde et en Europe. C’est un homme sur pour le chef de l’État et un point de rencontre avec Manuel Valls. Tous trois ont assuré  l’État d’urgence et la sécurité du pays. Cela peut se révéler un symbole d’unité nationale et un appui pour Manuel Valls dans sa campagne.

Bruno Le Roux à Beauveau

Jean-Marie Le Guen

Jean-Marie Le Guen

Bernard Cazeneuve est remplacé place Beauveau  par Bruno Le Roux, élu de la Seine-Saint-Denis, jusque-là chef de file des députés PS à l’Assemblée Il a la confiance du chef de l’État et  a  tenu la cohésion du groupe malgré les frondeurs.  Il a été chargé des questions de sécurité à Solférino  notamment sous Lionel Jospin qu’il connaît bien  et sur lesquelles il a travaillé tout au long de sa carrière.

Jean-Marie Le Guen, proche de Manuel Valls,  se voit retirer le secrétariat d’Etat des  Relations avec  le parlement. Il  est nommé « en raison de sa connaissance du développement et de la francophonie » secrétaire d’État  au Développement et à la Francophonie. André Vallini,  un fidèle de François Hollande, qui détenait ce portefeuille prend  l’ancien de Jean-Marie  Le Guen et assurera les  Relations  avec le parlement. Comme au  jeu d’échecs  entre le roi et l’une des tours les ministres ont roqué pour que le Gouvernement soit mieux dans la main du chef de l’État.

 F.C.

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