Blois : Un budget contraint dans un contexte incertain

La Ville de Blois a débattu et voté son budget primitif 2017 lundi 12 décembre dernier. Un budget contraint par un contexte de baisse des dotations globales de fonctionnement, aux dépenses de fonctionnement maîtrisées mais à l’investissement en baisse.

Blois conseil municipal

Au premier plan : une carafe d’eau de la nouvelle eau potable de la Ville de Blois, offerte en cadeau aux élus municipaux pour ce dernier conseil de l’année 2016.

Le chiffre : 74,597 M€. C’est le montant total du budget primitif 2017 voté lundi 12 décembre en conseil municipal à Blois, et conforme aux orientations budgétaires. Un budget contraint par une baisse de la DGF (Dotation globale de fonctionnement), mais moins importante que prévue, cadeau du Président François Hollande avant l’année électorale 2017. La DGF en 2017 pour la ville de Blois s’élèvera tout de même à 7,4 M €. Mais un budget aux dépenses de fonctionnement maîtrisées (66,8 M€ ; 66,678 M€ en 2016 ; 66 M€ en 2015). Les emprunts s’élèvent à 8,219 M€ soit le chiffre exact de financement de la section d’investissements. Ces derniers s’élèvent au total à 11,885 M€, un chiffre en baisse depuis 2015 (14,233 M€ en 2016 ; 17,807 M€ en 2015). « Une maîtrise de gestion, des arbitrages sur les investissements – je précise sur ce point que nous sortons de plusieurs années de Plan de rénovation urbaine (PRU). Ce sont des choix politiques pas faciles compte tenu des contraintes budgétaires. Les taux d’imposition sont stabilisés, malheureusement malgré le matraquage fiscal du foncier bâti d’une autre collectivité », a déclaré Marc Gricourt. « C’est un projet de budget crédible et déterminé. Il est crédible car sérieux (…) il préserve un haut niveau de service public. Il est déterminé car volontaire : je continue à préparer l’avenir avec des investissements nécessaires pour le développement de la ville-centre ».

Maîtrise des dépenses… mais quid de l’investissement ?

Un budget apprécié autant que contesté par Michel Chassier (FN) qui considère pour sa part que « Les marges de manœuvre sont limitées et se font sur les investissements : moins 8 millions d’€ depuis 2012. Au-delà du projet ACVL (Aménagement cœur de ville Loire) il ne sera pas possible de rénover d’autres quartiers qui le mériteraient. D’où le recours à l’emprunt  ce qui aura des conséquences sur notre capacité de désendettement. Nous notons, concernant les subventions aux associations, que 4 d’entre elles – dont la proximité avec la Ville est grande – concentrent à elles seules 40 % des 4,485 M€ de budget total des subventions aux associations ».

Jacques Chauvin (LR) pense quant à lui que « c’est un budget contraint pour le présent, mais aussi pour l’avenir. C’est un budget de transition : 2017 sera une année d’élection présidentielle et nous arrivons au terme du PRU. Je constate que lorsqu’on parle de dynamiser le commerce en centre-ville, les deux associations de commerçants (Fédération Blésoise des commerçants et artisans et Association Blois-Rive gauche) voient leurs subventions baisser… Alors certes maîtriser nos dépenses de gestion mais il faudrait augmenter nos recettes sans toucher à la fiscalité ».

Le budget a été adopté à la majorité. Le groupe d’opposition (droite et centre) s’est abstenu et le Front National a voté contre (1).

F.Sabourin.

(1) Le refus de soutenir la subvention à l’association « bd Boum » (170.000 €), organisatrice du festival blésois du même nom, qui a fait savoir par courrier à l’éditeur breton Reynald Secher que « sa ligne éditoriale ne correspond pas nos valeurs et à notre éthique » indiquant que l’association ne leur enverra plus de fiche de réservation pour les prochains festivals. L’éditeur crie à la censure.

 Le conseil au fil de l’eau…

– Brigade canine et policiers municipaux : 4 policiers municipaux vont être recrutés pour la future brigade canine. Ils seront propriétaires de leurs chiens, la Ville les dédommagera des frais inhérents à leur entretien etc. Il n’y aura donc pas de chenil à prévoir. 33 agents de police municipale sont actuellement sur les rangs (1 poste vacant qui sera bientôt recruté). Avec les 4 maîtres chiens : 38. En ajoutant les 7 ASVP et 2 opérateurs de vidéoprotection le nombre total sera de 49 en 2017.
– Caméras de vidéoprotection : actuellement 29 caméras à Blois. Une vient juste d’être installée carrefour Médicis, nœud stratégique entre le nord, l’ouest et le centre-ville. En 2017, trois nouvelles caméras sont annoncées (carrefour Saint-Georges ; place du Château ; passerelle de la gare).
– Eau potable : « La reprise en régie début octobre s’est bien passée », estime Marc Gricourt, qui n’exclut pas « une baisse du prix de l’eau » en 2018.
– Mise en place d’un dispositif d’aide aux leçons : Des ateliers d’aide aux leçons dans les écoles élémentaires vont être mis en place à compter de la rentrée de septembre 2017. Objectifs : aide aux devoirs, identification des difficultés. Les ateliers seront animés par des enseignants et/ou des étudiants de l’École supérieure du Professorat et de l’éducation, sur le temps périscolaire (16h-17h30). Une expérimentation aura lieu de janvier à juin 2017 sur 6 écoles, sur deux jours par semaine. Accès payant selon les conditions tarifaires au 01/01/2017.
– Réactualisation de la carte scolaire : Benjamin Vételé, adjoint à l’éducation, enfance, jeunesse et sports, au regard de la hausse régulière depuis 2010 des effectifs scolaires et suite au constat de l’état de saturation de plusieurs écoles, a engagé depuis 2015 une démarche de réactualisation de la carte scolaire. Une démarche en partenariat avec l’Observatoire de l’Économie et des Territoires, et concertée avec les services de la Direction académique de l’Éducation nationale et les directeurs d’écoles.
– Secteur Saint-Vincent-Gare-Médicis : Surfaces commerciales, logements, réaménagements de des espaces publics, construction d’un parking en ouvrage : l’autorisation de programme du grand projet de la seconde moitié de mandature a été votée (9,8 M€). « Ce qui est ennuyeux c’est qu’on nous demande de voter une autorisation de programme sans savoir ce qu’il va y avoir réellement dedans » a indiqué Christelle Ferré, élue de l’opposition (centriste indépendante).
– Protection fonctionnelle des élus : Marc Gricourt et son adjoint à l’éducation Benjamin Vételé sollicitent la protection fonctionnelle des élus pour la prise en charge des frais d’avocat. Ils ont chacun déposé plaine contre X pour propos diffamatoires (pour le maire) et injures (pour M. Vételé) diffusés sur les réseaux sociaux. « Il s’agit d’une atteinte portée à ma personne et à M. Vételé. Une enquête est en cours » a indiqué Marc Gricourt. Tous deux sont très présents sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, sur lequel de fréquents échanges parfois musclés ont lieu, pas toujours entre “amis”.

 

Originally posted 2016-12-13 00:04:50. Republished by Blog Post Promoter

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