Six ans d’odyssée verte pour le groupe Thélem

Guillaume Delafosse et Victorien Erussard, respectivement chef d’expédition et capitaine. ©Energy Observer.

 

L’assureur-mutualiste orléanais est partenaire officiel, avec le Groupe AccorHotels, du tour du monde d’Energy Observer, premier bateau totalement autonome en énergie. En construction à Saint-Malo, ce navire expérimental au service de la transition énergétique sera inauguré en mai 2017 avant de prendre le large pour 101 escales dans 50 pays.

L’hydrogène, l’énergie du futur ?

C’est ce que tenteront de démontrer Victorien Erussard, grand coureur au large, et Jérôme Delafosse, explorateur-réalisateur, en testant l’équipement inédit de leur bateau, Energy Observer, ancien maxi catamaran skippé entre autres par Peter Blake. Embarqués et installés sur les 30,50 m et 12,80 m de ce laboratoire flottant, 130 m2 de panneaux photovoltaïques, deux éoliennes, un kite de 50 m2 et deux moteurs électriques réversibles, permettront de produire et stocker de l’hydrogène à bord et de propulser l’embarcation sans aucune émission de gaz à effet de serre, précise le communiqué. Un pari unique dont l’enjeu est d’éprouver l’efficacité de cette mixité énergétique, d’abord en mer puis sur terre. 

« C’est un projet qui nous a tout de suite accrochés. Non seulement parce que nous sommes sensibles à la transition énergétique, explique Daniel Antoni, directeur général de Thélem assurances (Chécy, Loiret), déjà partenaire depuis 2015 de Défi voile Solidaires en Peloton sur lequel Victorien Erussard était présent en tant que skipper, mais aussi parce qu’il rentre en résonnance avec des préoccupations de l’entreprise, comme le changement climatique, risque majeur en forte croissance où l’assureur est en première ligne par la prise en charge financière des sinistres : le coûts des inondations de mai-juin s’est élevé à 40 millions d’euros par exemple pour 4000 sociétaires touchés ».

Mais ce n’est pas tout.

Pour Thélem, Energy Observer fait aussi référence à la transformation technologique et numérique que vit activement l’entreprise depuis deux ans : « Digitalisation des process de travail, dématérialisation des flux… accompagnent le groupe qui se développe avec succès dans une économie hyper concurrentielle où nous devons trouver notre place et notre avenir ».

Daniel Antoni, directeur général de Thélem, découvre le laboratoire flottant qui prendra la mer en 2017. © Energy Oberver

Un projet positif et enthousiasmant.

Dans l’aventure d’Energy Observer depuis le début, le partenariat, dont le groupe Thélem souhaite pour l’heure taire le montant du soutien financier, servira notamment à la construction du bateau, l’implantation des technologies, le financement des équipes et au soutien de l’expédition. « L’idée étant de faire en sorte que le projet passe de la phase d’idée à la réalité, poursuit Daniel Antoni. Certes, c’est un élément d’image intéressant mais on ne l’aurait pas fait juste pour de la com’ ! Les entreprises, plus que les politiques, ont une capacité d’agir sur ces sujets-là ! ».

Pour l’heure en construction à Saint-Malo, Energy Observer sera inauguré en mai 2017 avant de prendre la mer, dans un premier temps pour un tour de France des ports, puis il s’élancera autour du monde à la rencontre de ceux qui œuvrent en faveur d’initiatives et de solutions durables.

Estelle Boutheloup

http://www.energy-observer.org/

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. J’ai toujours du mal à comprendre ces dépenses des compagnies et mutuelles d’assurances, qui n’ont pas de rapport immédiat avec leur objet social, alors que les primes payées par tous les assurés augmentent sans arrêt.
    J’ai l’impression d’être sponsor à l’insu de mon plein gré, d’équipes de football ou de coureurs en formule 1 des mers, qui régulièrement heurtent des objets flottants non identifiés et déclenchent des moyens de secours dans des zones dangereuses. J’oubliais, certaines compagnies d’assurance assurent aussi ces bateaux de plusieurs millions d’euros et les jambes des footballeurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *






Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail