L’université d’Orléans au régime sec en 2017

L’université d’Orléans a voté son budget 2017 dans la douleur. A la clé, plus de trois millions d’euros d’économies pour tenter de combler une partie du trou de 12 millions d’euros révélé à l’automne après le départ du précédent président. Ces restrictions budgétaires vont notamment se traduire par des gels d’effectifs: 16 postes d’enseignants chercheurs, 15 postes d’enseignants et 15 postes techniques.

 

université orléans

“De deux maux nous avons choisi le moindre. C’était voter ces mesures ou se retrouver sous tutelle”, a expliqué vendredi Anne Besnier, représentante du Conseil régional au conseil d’administration de l’université. Le nouveau président Ary Bruand a espéré ne pas avoir à renouveler le même exercice l’an prochain. Il lui faudra trouver, d’ici là, des recettes complémentaires. “Nous avons des responsabilités, mais compte tenu de l’ampleur du déficit que nous avons découvert, nous aurions du être arrêtés plus tôt dans cette trajectoire”, indique le président qui dénonce “le manque de sincérité du budget précédent”. A l’époque l’université était pilotée par Youssoufi Touré, promu depuis recteur en Guyane.

Ary Bruand

Ary Bruand

Ce budget va également avoir des incidences pour les 17.000 étudiants, qui seront encore plus nombreux à la rentrée 2017. L’offre de formation devra sans doute devoir être revue à la baisse. Autre question délicate celle des antennes départementales, comme Châteauroux ou Issoudun, qui pèsent aussi sur son budget. “Nous allons chercher à maintenir le même niveau de présence territoriale, mais il n’est pas sûr que ce sera tenable. Tout dépendra de la façon dont les collectivités nous accompagneront”, a encore expliqué Ary Bruand.

Commentaires

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  1. Aura -t-on une chance un jour qu’un media (Mag’ Centre ?) investigue en profondeur sur le déficit record de l’Université et son origine, ou doit-on se contenter, comme dans tant d’autres affaires, du plat compte-rendu des conséquences qui en découlent ?

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