L’équilibre ferroviaire revient aux régions à la satisfaction de l’Etat

Pour les usagers ordinaires du ferroviaire, il est difficile et d’un intérêt relatif de distinguer les Trains express régionaux (TER) et Trains d’équilibre du territoire (TET). Ce que les usagers souhaitent c’est circuler confortablement d’une ville à l’autre en région, que l’offre et la fréquence soient suffisantes pour satisfaire leurs besoins, le tout à prix raisonnable. En conséquence, dès 2015, le secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, Alain Vidalies, a souhaité apporter plus d’unité dans les transports ferroviaires régionaux.

A la suite de la loi NOTRe qui a accordé la compétence transport aux Régions, le ministre a étudié la situation région par région avant d’engager la participation financière de l’Etat dans une nécessaire restructuration. En ce début 2017, il a souhaité faire le point  sur cette « réforme désormais accomplie ».  A son ministère il a réuni Philippe Duron, député du Calvados, spécialiste reconnu des transports, à la tête d’une commission chargée d’établir un diagnostic et de formuler des recommandations. Le sénateur  socialiste d’Indre-et-Loire, Jean-Jacques Filleul en fut un membre actif. Etaient également présents le président de l’association des Régions Philippe Richert, Florence Parly, directrice générale voyageurs de la SNCF et Bruno Gazeau,  président de la Fnaut,  représentant des usagers.

Alain Vidalies

Alain Vidalies a rappelé que « la région aura désormais un rôle déterminant pour organiser et améliorer l’ensemble des services ferroviaires desservant son territoire.» Des accords ont été conclu avec six régions, Normandie, Grand Est , Nouvelle Aquitaine, Hauts- de- France, Occitanie et Centre-Val de Loire , accord signé le dernier, le 19 décembre 2016. « Avec  ce sixième accord nous offrons un nouvel avenir aux Trains d’équilibre du territoire par une mobilisation conjointe de l’Etat et des Régions, avec l’objectif partagé d’améliorer l’attractivité de ces lignes et d’apporter une réponse au plus près des attentes des voyageurs », a dit le ministre.

39 rames neuves

Au terme de cet accord la Région Centre-Val de Loire va récupérer au 1er janvier 2018 le transport ferroviaire des Trains d’équilibre de son  territoire (TET), soit les lignes Paris-Nevers, Paris-Bourges et Paris- Orléans-Tours, avec des compensations de matériel : 39 rames neuves pour un montant de 480 M€ et la prise en charge d’une partie du déficit qui  s’élève en cumulé, à l’heure actuelle  à 49 M€. Le ministre a indiqué que l’Etat assumerait 100% du déficit les deux premières années d’exploitation, 90% en 2020, 70% en 2021 et 50% les années suivantes. Il psera mis en place un centre de maintenances du matériel  auquel participeront la SNCF et le fournisseur de matériel pour plus d’efficacité et de rapidité dans les réparations.

« Nous avons enclenché le mouvement même s’il reste beaucoup à faire. Nous faisons confiance aux régions qui tiennent compte des populations. La fréquentation des trains devrait augmentée en raison de l’augmentation du prix de l’essence, si les fréquences sont bien étudiées, si la desserte des villes moyennes et le confort des voyageurs sont  bien assurés », a souligné Alain Vidalies.

Ces accords Etat-Régions ne concernent pas  six grandes lignes dont l’Etat qui remplit pleinement son rôle d’autorité directrice  reste propriétaire. Il s’agit de Paris-Orléans-Limoges ;Toulouse, Paris-Clermont-Ferrand, Paris Bordeaux-Toulouse Marseille, Paris-Nantes-Bordeaux, Toulouse-Hendaye, et Nantes-Lyon.

F.C.

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