L’ambitieux futur MOBE se dévoile

Où en est-on de son avancée ? Quelle programmation scientifique et muséographique ? C’est ce qu’ont découvert quelques Orléanais samedi dernier à l’occasion de l’ouverture du cycle de conférences sur la métamorphose du MOBE (Muséum d’Orléans pour la Biodiversité et l’Environnement) à l’auditorium des Beaux-Arts.

L’ancien Muséum

Être un super muséum de la biodiversité.

L’ambition est claire : faire du MOBE un site de référence en matière de biodiversité et un fort lieu d’attractivité du territoire. C’est ce qu’a annoncé Cécile Rémy, chef de projet rénovation du tout nouveau muséum qui ouvrira ses portes logiquement fin 2019 après une métamorphose complète d’un peu plus de 3 500 m2 sur les 7 000 m2 impactés.

« Rue Marcel Proust depuis 1966, étendu dans les années 1980, l’heure était vraiment venue de le transformer. Pour cela une réflexion a été menée avec un comité scientifique et d’experts ».

Et la barre est placée haut !

Les enjeux ? « Être un établissement innovant en prise avec l’actualité mondiale sur la biodiversité, être un établissement vitrine du territoire avec au cœur l’identité ligérienne, et enfin être une institution emblématique du développement durable via outils modernes et contemporains. », annonce Cécile Rémy.

Concrètement, que ce futur MOBE soit un outil de découverte de la biodiversité autour des enjeux environnementaux et de protection de la planète, mais aussi pilote en matière de diffusion de la connaissance de la biodiversité, au fait de l’actualité scientifique et des inventaires, innovant dans la valorisation des ses collections et un lieu de développement des sciences participatives. Intégré au territoire, le futur MOBE veut aussi rassembler aussi la communauté des scientifiques et naturalistes et renforcera ses liens avec d’autres muséums.

Booster la fréquentation.

Si jusqu’à maintenant seulement 4 % des quelque 400 000 pièces des collections étaient visibles des visiteurs, cela va changer ! Non seulement la nouvelle muséographie offrira une exploitation plus dense des collections, mais le parcours permettra de découvrir les réserves végétales et animales. Plus encore, désormais, le centre de documentation (12 000 ouvrages dont certains rares, précieux, uniques et peu connus) sera accessible au public. Un public relativement classique dont l’équipe du MOBE souhaite booster la fréquentation : « aujourd’hui le muséum accueille 60 000 visiteurs/an dont beaucoup de scolaires, souligne Cécile Rémy. L’idée est d’aller vers les familles, les écotouristes de la Loire à Vélo et le public connecté, celui qui ne viendra pas forcément au muséum mais qui cherchera à connaître les collections et la vie du MOBE via d’autres réseaux ».

Aborder la biodiversité dans toute sa diversité (populations, écosystèmes, génétique, déclin…) : c’est le défi de Michel Binon, responsable scientifique du MOBE.

Son approche ?

« Partir d’une problématique mondiale et la ramener à une vision locale », le tout à travers différents grands axes associés à la paléontologie comme le grand système ligérien, le peuplement du Val de Loire, le rôle écologique du corridor ligérien mais aussi les paysages (Sologne, Beauce, Forêt d’Orléans) ou encore la biodiversité en ville.

Muséum hors les murs.

« C’est un défi muséographique que de parler de la biodoversité ! », conclut Cécile Rémy ajoutant que l’objectif du MOBE sera aussi d’inviter le public à découvrir la biodiversité ailleurs sur le terrain (bord de Loire, parcs et jardins, sentiers de découverte, réserves naturelles…). Fermé depuis un an, les travaux du le muséum (musée de France depuis 2002) démarreront au printemps 2018 (9,6 M€ de budget globale dont 6,5 M€ de travaux).

Sur 80 candidatures, 4 projets ont été retenus. Il faut désormais attendre fin juin pour connaître le candidat lauréat. Prochain rendez-vous, le 24 juin pour une conférence sur le projet architectural et muséographique du MOBE.

Estelle Boutheloup

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