Loiret: après Fessenheim, Dampierre-en-Burly?

 Après la fermeture décidée de Fessenheim, d’autres centrales sont-elles “menacées” (ou promises) à la fermeture? C’est ce qu’affirme le député du Loiret (3ème circonscription) Claude de Ganay (LR) qui vient de lancer une pétition “non à la fermeture de la centrale de Dampierre-en-Burly”.  

Les quatre réacteurs de Dampierre-en-Burly.

Dans la chronologie du parc nucléaire français, Dampierre, près de Gien, mis en production en 1980 pour les premières tranches, figure en effet parmi les plus anciennes, après Fessenheim et Bugey (Rhône). Claude de Ganay se réfère aux hypothèses d’EDF: “pour évaluer le coût du démantèlement global de son parc nucléaire, EDF se fonde sur une extrapolation du coût de démantèlement des 4 réacteurs de la centrale de Dampierre-en-Burly. La centrale est donc directement menacée d’une fermeture dans les prochaines années”. .Pour le député, ancien maire de Dampierre et dont une bonne partie de l’électorat travaille à la centrale,  “fermer des centrales nucléaires sûres et opérationnelles est un non-sens économique, un désastre industriel et une farce environnementale. C’est malheureusement la voie qui a été choisie par le gouvernement. 

Claude de Ganay (LR-Loiret).

Le député, ancien maire de Dampierre-en-Burly poursuit, “une telle décision prise sans concertation et à l’encontre des intérêts des Loirétains, serait injuste pour les 1400 salariés et les 1300 travailleurs dont les emplois sont liés à l’activité de la centrale. Sa fermeture porterait un coup terrible à l’activité économique de notre région. En outre, EDF reverse 66 millions d’euros d’impôts et de taxes à l’Etat et aux collectivités locales. La fermeture de la centrale grèverait d’autant les budgets de nos communes, sans aucune contrepartie : ce sont les Loirétains qui payeraient, par leurs impôts, le prix de cette décision arbitraire !”

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