Journal d’un envoyé très spécial au Festival de Vesoul 2017 (1)

Festival des cinémas d’Asie de Vesoul 2017 23ème édition

Gare de Vesoul. Bagages à la main, mes comparses festivaliers et moi nous apprêtions à descendre de cette immense boîte de sardine sncéïste ambulante lorsqu’une panoplie de photographes et caméramans, dans une attente infantile, nous attaquent de flashs et de questions. Il s’avère qu’ils s’étaient trompé de voiture. Mon égo prit alors un coup.

Le mardi 7 février est une date très importante aux yeux des vésuliens car celle-ci marque l’annuel festival des cinémas d’Asie. Arrivé au lieu de rencontre et prise officielle de fonction de jury, peuplade principalement guindée et prépubères siégeaient au Théâtre Edwige Feuillère. Entrée de scène de Monsieur et Madame Thérouanne, présidents, et des subalternes Bastian Meiresonne et Nicolas Carrez, programmateurs et organisateurs du festival. Puis succession des membres des différents jurys et remise prix d’honneur (Cycle d’or) à la réalisatrice iranienne Rakhshan Bani-Etemad, présidente du jury international et à l’actrice sri lankaise Swarna Mallawarachchi, membre du jury Netpac. Mise en scène rocambolesque et speechs interminables, le FICA ouvrait enfin ses portes.

Après la tempête était présenté en avant première pour l’ouverture du festival. Dernier film de Hirokazu Kore-Eda (“Tel père, tel fils”, “Notre petite sœur”), le réalisateur japonais dresse le portait d’un looser, jonglant entre métier d’écrivain et détective privé, addict à la loterie, divorcé et désespérément à la recherche de son fils et de son ex-femme. Certainement considéré comme le film le «plus personnel» selon Bastian Meiresonne, “Après la tempête” est loin d’être son meilleur film.

Au programme, plus de 90 films sélectionnés dont 9 fictions et 8 documentaires en compétitions. Cette année, le festival tournera autour de 5 thématiques : «Campagnes d’Asie», «Le Japon se met à table», «Maîtres du cinéma Sri Lankais», «Regard sur le cinéma géorgien» et «Japanimation»; mon job consistera à visionner et noter les films documentaires en compétition.

Le cinéma asiatique est souvent (et est encore) associé aux diverses chinoiseries, aux paysages montagneux et embrumés, aux temples à l’architecture pointilleuse, peuplé de sabreurs capables de sauter et de voler à travers des branches de bambou, vêtus de tuniques en soie aux accent forcés et j’en passe. L’existence de festivals tels quels permet de montrer une autre image des cinémas d’Asie. Fort heureusement, le festival propose une programmation offrant autant de perles cinématographiques (pour le peu que j’ai pu voir) et il ne fait que débuter…

Charlie Tamperry

Festival des Cinémas d’Asie de Vesoul, du 7 au 14 Février 2017

Plus de détail sur le site du festival
http://www.cinemas-asie.com/fr/

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