Stéphane Fautrat (LR): “je serai candidat aux législatives quoi qu’il arrive”

Stéphane Fautrat (LR) persiste et signe. Quelles que soient les embardées que subit la droite ces derniers temps, il le confirme haut et fort, “il y aura des bulletins Stéphane Fautrat aux législatives”, sur la sixième circonscription. Et il ajoute, “quoi qu’il arrive”. Sous -entendu, même si un hypothétique accord LR-UDI désigne quelqu’un d’autre que lui pour représenter la droite et le centre.

Stéphane Fautrat (LR).

En l’occurrence Alexandrine Leclerc (UDI), vice-présidente du conseil départemental et pressentie par un certains nombre d’élus, à l’UDI bien sûr comme Philippe Vigier et Florent Montillot. mais aussi parmi les LR du Loiret.

Stéphane Fautrat estime avoir assez attendu; “Nous sommes le 15 février et aucun accord n’a été rendu public, officialisé, signé…”. Or, Stéphane  Fautrat a été investi par la CNI (Commission Nationale d’Investiture) de LR le 7 juin. Depuis, il en est passé de l’eau sous les ponts et la vie politique a même essuyé quelques  tempêtes. A l’époque Christian Estrosi pilotait la CNI pour Nicolas Sarkozy et avait donc investi le sarkozyste Stéphane Fautrat. Ce dernier le dit lui-même, “la politique bouge il se passe beaucoup de choses”, et il compte bien tirer profit du “dégagisme” ambiant et du “sortez les sortants” qui fleurit.

“Le profil qui plait”

Depuis le 7 juin, Stéphane Fautrat qui est secrétaire départemental de LR bat la campagne. Il a investi sur ses deniers 35 000€ et se présente comme un candidat “de la société civile” ,qui ne “vit pas de la politique“, et qui est “bénévole depuis sept ans”, et il ajoute que sur cette circonscription “de droite“, il est sûr d’avoir “le profil qui plait”, car “ne pas être élu est un point positif”.

Au sein de LR chez ses amis politiques, il est soutenu par les parlementaires Claude Ganay, Jean-Pierre Door, Eric Dligé et Jean-Noël Cardoux. Autrement dit les autres, les autres Républicains qui comptent, sont derrière la candidature UDI d’Alexandrine Leclerc, c’est-à-dire Olivier Carré, Serge Grouard, Hugues Saury, Charles-Eric Lemaignen… Et si jamais, c’était la candidature UDI qui l’emportait sur la sixième? “Déjà je ne suis pas sûr qu’il y aura un accord avec l’UDI”, risque t-il. Si c’était le cas et qu’il soit écarté, il prévient, “je prendrais acte de la désignation mais ce serait une trahison”. 

Prudent sur Fillon

Jeudi dernier, les soutiens de François Fillon dans le Loiret se sont réunis à Orléans. Sans Stéphane Fautrat absent qui dit avoir été retenu ce jour-là par “une réunion politique ailleurs”. Il dit soutenir “le candidat et son programme”, mais c’est pour ajouter aussitôt, “surtout son programme“, et attends “des éclaircissements sur le dossier Fillon”. Le sien de programme pour la législature qu’il a élaboré avec ses soutiens prévoit que sa “permanence sera louée”, et promet de n’employer “personne de ma famille”. Imagine t-il renier son parti s’il est sanctionné par LR pour s’être maintenu dans ce qui serait une primaire avec l’UDI? “J’aime ma famille politique, ce sont mes valeurs je n’ai pas l’intention d’en changer”, répond- il a ceux qui le verraient dériver vers l’extrême-droite.

Déjà en 2012, c’est la division de la droite qui avait permis à Valérie Corre de décrocher la sixième circonscription du Loiret, la droite et le centre semblent bien partis pour récidiver.

Ch.B

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Philippe Vigier n’est plus porte-parole de François Fillon

Mardi soir dernier, François Fillon et sa garde rapprochée ont fait le ménage dans la pléiade de porte-parole censés représenter les courants de la droite et du centre. Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale, Philippe Vigier, le député d’Eure-et-Loir, faisaient partie de ces voix -six- du candidat Fillon. Après la crise du penelopegate qui devrait connaître son premier dénouement cette semaine avec la décision du PNF (Pôle national financier) qui a en main le volet juridique de l’affaire, il n’y a plus qu’un seul porte parole, Thierry Solère. Philippe Vigier lui a été “remercié”. “C’est un choix politique qui a été fait”, commente sobrement le député d’Eure-et-Loir qui continue de “soutenir le candidat de la droite et du centre”, mais c’est pour ajouter aussitôt, “la colère dans la population est très grande, il y a un lien de confiance qui s’est distendu”.

Quand on interroge Philippe Vigier qui est chargé pour l’UDI de négocier avec LR, sur la sixième circonscription du Loiret, il maintient que Stéphane Fautrat malgré son jusque-boutisme ne sera pas le candidat de la droite et du centre, puisqu’il s’agit toujours, selon lui, d’une des 70 circonscriptions réservées à l’UDI.

D’ailleurs, une séance de négociation doit reprendre dès mardi matin, avec Jean-François Lamour… à fleuret moucheté cela va de soi.

 

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