Jean Paul Grossin, l’amoureux de la Sologne, n’est plus

Jean Paul Grossin a quitté ce samedi, après un long combat contre le cancer, ses proches et la Sologne qu’il aimait tant.

Jean Paul Grossin, journaliste autodidacte, avait créé le Journal de la Sologne dans les années 80, journal d’un amoureux de ce terroir dont il devint au fil du temps le meilleur spécialiste et le narrateur remarquable de la vie de ses habitants comme de sa faune et de sa flore.
Après avoir quitté (avec regrets) son journal, Jean Paul se consacra avec la même passion à la réalisation de films animaliers marqués par une approche originale, souvent d’une grande poésie.“Quand le cerf perd la tête” restera un film d’anthologie pour tous les amoureux de la faune sauvage, mais avec son humour très “Charlie”, il prit aussi plaisir à réaliser “La femme du chasseur”, autre truculente observation de la faune solognote…

Aussi solitaire pour partir aux aurores sur la trace des cervidés que chaleureux pour accueillir ses amis dans sa retraite forestière, Jean Paul était un personnage au franc parler, et restera ce passionné qui n’aimait tant la Sologne que pour mieux la partager.

Adieu l’artiste !

GP

Photo Jean Paul Grossin

Commentaires

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  1. Petite précision, le Journal de la Sologne ne lui appartenait pas. Cet excellent magazine appartenait à la Nouvelle République et quand la NR l’a vendu, Jean-Paul a cessé de s’y impliquer.. (en fait, c’est lui qui faisait tout..). Adieu l’ami fidèle..

    • Vous avez raison, le Journal de la Sologne ne lui appartenait pas. Merci pour votre commentaire qui cerne bien sa personnalité et son talent.

  2. Toutes nos condoléances à l’épouse et à la famille de Jean paul. Respect pour son talent à travers ses œuvres de documentaires animaliers, merci pour ces belles images et pour nous avoir fait partager son amour pour la nature.

      • Je présente toutes mes condoléances à l’épouse et à la famille de Jean-Paul. Ma 1ère rencontre avec Jean-Paul fut la découverte et la lecture de son livre “Chambord Sauvage”, un hymne à la beauté de la nature et à ce château prestigieux. J’ai pu ensuite le rencontrer et l’apprécier à l’occasion de la présentation de ses films animaliers en particulier avec sa venue en Alsace pour “Cerf moi fort”. il m’a fait encore plus aimé le cerf et toute cette nature sauvage et mystérieuse qui l’entoure. Il a aussi animé et enrichi de nombreuses photos et articles la revue “Grande Faune”, faisant le trait d’union parfait entre naturalistes, photographes et chasseurs.
        Lors d’une balade hier en montagne à la recherche d’une éventuelle mue de cerf, j’ai beaucoup pensé à toi et à un de nos amis commun Jérôme, la forêt et ses hôtes étaient bien tristes.
        Merci l’artiste, tu vas beaucoup nous manquer.
        Bruno MICHEL

  3. Jean-Paul était un esprit libre, si rare en ces temps de conformisme et de “politiquement correct”.
    Il était aussi l’enfant d’une certaine culture, cet humanisme où se marient érudition, humour et goût des autres.
    Toujours fidèle à la devise de l’abbaye chère à Rabelais : “Fais ce que voudras”… formule qui, loin de tout éloge de l’égoïsme, est une invitation à la liberté partagée.
    Adieu l’ami, tu nous manques déjà.

  4. La Sologne historique perd un de ses ambassadeurs de talent. Chez lui, il n’y avait ni murs ni clôtures ! Quand il fréquentait les châteaux, c’était celui de Chambord !

    La photographie voit disparaître l’un des meilleurs “portraitistes” de la faune sauvage. Il savait saisir la majesté des grands animaux et le cerf au fond des bois partageait depuis longtemps avec lui les secrets les plus intimes de son brame.

    C’était aussi un ardent défenseur de la Nature et celle-ci le lui rendait bien en en faisant son protégé et une sorte de FOLON des forêts.

    Le journalisme se prive enfin de l’une de ses plumes les plus libres, “frondeuse” à souhait, toujours engagée pour les bonnes causes mais jamais intolérante ou complaisante !

    Il nous reste à faire le deuil d’une forte Personnalité qui ne laissait personne indifférent tellement elle rayonnait, tel un petit lutin et son feu follet dans la forêt nocturne de notre quotidien ordinaire.

  5. La Sologne perd une plume, la nature un avocat et les cerfs un allié inconditionnel.
    Nous aurons longtemps encore besoin des mots de Jean Paul

  6. Il faut lire l’hommage que lui a rendu Alain Beignet sur sa page Facebook. Il a très bien su rendre ce que nous pensons tous. Obsèques de Jean-Paul à l’église d’Autainville, jeudi 10h00.

  7. Ce samedi de février, toutes les cloches du monde entier se sont arrêtées de sonner, la nature s’est figée et les cerfs se sont mis à bramer. Plus rien ne tournait rond………… nous perdions notre ami, notre poète qui nous faisait rêver et avec lui nous aurons dessinés quelques traces lointaines dans la poussière de cette vie…… tu nous manques

  8. Je présente toutes mes condoléances à l’épouse et à la famille de Jean-Paul. Ma 1ère rencontre avec Jean-Paul fut la découverte et la lecture de son livre “Chambord Sauvage”, un hymne à la beauté de la nature et à ce château prestigieux. J’ai pu ensuite le rencontrer et l’apprécier à l’occasion de la présentation de ses films animaliers en particulier avec sa venue en Alsace pour “Cerf moi fort”. il m’a fait encore plus aimé le cerf et toute cette nature sauvage et mystérieuse qui l’entoure. Il a aussi animé et enrichi de nombreuses photos et articles la revue “Grande Faune”, faisant le trait d’union parfait entre naturalistes, photographes et chasseurs.
    Lors d’une balade hier en montagne à la recherche d’une éventuelle mue de cerf, j’ai beaucoup pensé à toi et à un de nos amis commun Jérôme, la forêt et ses hôtes étaient bien tristes.
    Merci l’artiste, tu vas beaucoup nous manquer.
    Bruno MICHEL

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