Mozart, de la jeunesse aux dernières œuvres

Après un magnifique voyage dans la Vienne du XIXe siècle en compagnie de Brahms et de ses amis que l’Orchestre Symphonique d’Orléans nous a proposé début février, c’est à un nouveau retour dans la capitale austro-hongroise et à Salzbourg auquel nous invite Marius Stieghorst, le jeune et talentueux chef de l’Orchestre Symphonique d’Orléans, voyage en compagnie de son plus célèbre compositeur: Wolfgang Amadeus Mozart. Des œuvres des différentes périodes de la vie de ce prodige de la musique sont au programme de ce concert orléanais.


Ce concert réunira les différentes formations orléanaises avec l’Orchestre Symphonique d’Orléans, le Chœur Symphonique du Conservatoire d’Orléans, mais surtout les quatre solistes locaux d’exception – Estelle Micheau, Adélaïde Rouyer, Steve Zheng et Julien Clément – qui ont soit poursuivi leurs études de chant au Conservatoire d’Orléans ou y travaillent actuellement.

Au programme:

Ave verum corpus pour chœur et orchestre, KV. 618 : 35 ans – 1791 – Vienne
A la fin de sa vie, Mozart écrit ce court motet sur l’hymne médiéval « Ave Verum Corpus » en réponse à la demande d’un de ses amis, maître de chapelle près de Vienne. Il renoue avec la composition de pièces religieuses avec ce motet après une pause de dix ans suite à sa Messe en Ut mineur inachevée. Dans cette pièce très lumineuse écrite pour chœur et orchestre, Mozart réussit à porter au plus haut ce message spirituel et profond, pour ceux qui demandent la rédemption ou la miséricorde, grâce à une grande richesse harmonique et mélodique.

Divertimento pour cordes en Ré Majeur, KV.136 : 16 ans – 1772 – Salzbourg
En 1772, Mozart a déjà effectué une tournée en Europe, il a donc pu enrichir son style de
composition de nombreuses influences lors de ses voyages.
Avant de composer ce Divertimento, il déjà composé une trentaine de symphonies, cinq opéras, une vingtaine de sonates pour violon et piano, une dizaine de concertos pour piano, et bien d’autres œuvres. Ce Divertimento est donc une œuvre d’un compositeur chevronné, mais pleine de fraicheur et d’entrain d’un Mozart qui a seulement 16 ans.

Dixit et Magnificat pour solistes, chœur et orchestre en Do Majeur, KV.193 : 18 ans – 1774 -Salzbourg
Cette œuvre est une pièce religieuse que Mozart écrit en 1774 destinée aux Vêpres du dimanche. En deux mouvements distincts, mais d’un tempo allegro commun, ces deux parties montrent, grâce à une écriture contrapuntique et sérieuse, en Do Majeur, une énergie portant avec fougue et dynamisme le texte, issu pour la première partie du Psaume 110.

Requiem pour solistes, chœur et orchestre en Ré mineur, KV.626 : 35 ans – 1791 – Vienne
Le Requiem est sans doute l’une des œuvres les plus connues de Mozart, pour sa musique, mais
surtout par son histoire, les différentes versions romancées et les mystères qui planent encore aujourd’hui quant à sa composition, et aux auteurs de celle-ci. Elle est également une synthèse des influences de M. Haydn, G.F. Haendel et de J.S. Bach.
Œuvre restée inachevée lors de la mort de Mozart, elle avait fait l’objet d’une commande par un comte qui venait de perdre sa femme début 1791, par l’intermédiaire d’un mystérieux messager, anonyme. Courant de l’été 1791, Mozart écrit presque d’un jet l’Introït, la structure du Kyrie, et une
ébauche du Dies Irae.
Très occupé durant cette année, il écrit en parallèle La Flûte Enchantée , qui sera sa grande joie musicale et son obsession face aux autres œuvres telles que le Concerto pour clarinette, la Clémence de Titus, qui deviendront par la suite aussi emblématiques.
Rappelé à l’ordre, Mozart devenu épuisé craignant a fortiori de ne pouvoir achever son Requiem à temps, tente de terminer le Kyrie, et entame le Confutatis, le Recordare et l’Offertoire. Mozart a tout en tête, mais n’aura pas le temps de le transcrire sur le papier. Il écrira les premières mesures du Lacrymosa et ne touchera plus à sa partition, car fin novembre 1791 il se sait mourant. Mozart ne pensait pas composer son propre requiem…mais était constamment hanté par ce messager -en habits de mort – rappelant la mort qui s’approche, telle la statue du Commandeur.
C’est plus tard que des élèves, Süssmayr pour la plus grande part et probablement Eybler, termineront cette grande œuvre, sur les conseils avisés du maître.

Venez écouter cette magnifique rencontre orléanaise au détour d’œuvres de l’emblématique compositeur de l’époque classique qu’est Mozart, retraçant sa vie, « de la jeunesse aux dernières œuvres ».

Concerts : samedi 4 mars 2017 à 20h30 – dimanche 5 mars 2017 à 16h00
Eglise Saint Paterne 112 Rue Bannier, 45000 Orléans
Réservations et ventes :
exclusivement au Théâtre d’Orléans,  Boulevard Pierre Ségelle 45000 ORLÉANS
du mardi au samedi de 13h à 19h – tél : 02 38 62 75 30, à partir de 14h
Tarifs : de 11 à 24 €
• Site Web : www.orchestre-orleans.com (nouvelle fenêtre)

 

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