Pour la formation et l’orientation, la Région souhaite agir avec tous les partenaires

Une communication en séance plénière du Conseil régional jeudi 2 mars dernier portait sur la future feuille de route de développement des formations et orientation professionnelle. Objectif : engager la mandature dans un ambitieux contrat de plan mettant autour de la table la Région, le Rectorat, le préfet de Région et les partenaires sociaux.

François Bonneau et Isabelle Gaudron (archives Mag’Centre).

L’acronyme fait peur : CPRDFOP. Ce qui signifie : Contrat de Plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelle. « Ça fait un an qu’on travaille dessus », explique Isabelle Gaudron, élue d’Amboise vice-présidente déléguée à la formation professionnelle, l’insertion et à l’orientation. « Mais maintenant ça va aller vite, on vote à la prochaine session, le 18 mai ». Partant du constat que la formation professionnelle et l’orientation est un vaste maelström dans lequel les principaux concernés – jeunes et adultes demandeurs d’emploi – majoritairement perdus, la Région, le Rectorat, le préfet de Région et les partenaires sociaux doivent s’unir pour agir. Et vite, si l’on en juge par le temps déjà perdu en multiples couches d’un mille-feuille sur le sujet souvent décrié, mais dont on peine souvent à clarifier les actions.

Déménager, ou changer de métier ?

Les indicateurs sont connus : jeunes décrocheurs du système scolaire et mal orientés, emplois non pourvus, etc. « Derrière ce contrat de plan, on a des fiches actions avec des choses concrètes à faire », poursuit Isabelle Gaudron. La nouveauté résidera dans un « service public de l’orientation » (SPO). CFA, centres de formation professionnelle : tout le monde est concerné. Mais aussi désormais tout un chacun, « car on peut avoir besoin d’être orienté quand on veut changer de métier par exemple. souvent, dans des emplois autre que ceux des cadres, plutôt que d’accepter de déménager pour trouver un travail, on préfère changer de métier ».

Partir des besoins précis des bassins de vie

Qu’attendent les habitants d’un bassin de vie ? « Qu’on les accompagne dans leurs projets, et leur apporter un emploi, si possible durable ». Pour cela, il faut faire en sorte que celui-ci soit compatible avec un schéma économique local, proposer des formations en lien avec les branches professionnelles qui recrutent, les métiers en tension, etc. « Exemple, à Amboise, les besoins sont dans le tourisme, ou l’aéronautique. Il faut réfléchir en bassin de vie », explique la vice-présidente du Conseil régional également élue municipale d’Amboise.

Deuxième étage de ce « contrat de plan » : le faire pour les entreprises. « On écoute leurs besoins, on y répond par de la formation initiale, plus une offre de formation avec les demandeurs d’emploi, pour coller le plus possible aux besoins ». Enfin, il faut raisonner en « territoire », ces 23 bassins de vie que comprend la région Centre-Val de Loire, afin de pouvoir répondre aux problématiques locales.

Comptes personnels de formation

« Cette notion de parcours et de continuité passe par des outils, comme un portfolio numérique où une personne pourra y mettre tout ce que contient sa vie professionnelle et associative ». Des plateformes numériques existent déjà, Viadeo ou le géant Linkedin par exemple. Pourquoi en créer une autre ? « Quelle garantie on a en matière de protection des données, et que se passera-t-il en cas de fermetures de ces sites ? » interroge I. Gaudron. Autre exemple : le CPA, compte personnel d’activité. Une récente enquête montre que 46 % des personnes interrogées le connaissent, mais bien peu le renseignent ou le mette à jour… « Il faut pouvoir proposer trois formations qualifiantes par bassin de vie. Et associer les partenaires sociaux sur l’utilisation des comptes personnels de formation ».

Évaluations régulières

Enfin, le contrat de plan régional de développement des formations et de l’orientation doit pouvoir favoriser les passerelles pour les jeunes, au nom du « droit à se tromper ». « Cela réclame un peu d’innovation pédagogique ». Une quarantaine de citoyens ont participé à la rédaction de ce contrat de plan, y incluant des sujets annexes mais qui empoisonnent souvent la vie des personnes qui doivent se former : transports, logements, divers frais… « La Région propose déjà des choses en la matière, souvent elles sont mal connues ».

Ce sujet de la formation et de l’orientation intéresse tous les Français, Isabelle Gaudron en est persuadée. De manière globale – l’enquête récente le démontre – les gens semblent satisfaits à 80 % du stage qu’ils ont effectué. « Nous sommes très attentifs à la qualité des formations, on fait des évaluations régulières ».

F.Sabourin.

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