Les Voix d’Orléans ne connaissent pas de frontières

La deuxième édition des rencontres de la francophonie Les Voix d’Orléans se déroulera les 31 mars et 1er avril prochains. Frontières : monde ouvert, territoires fermés est le thème cette année. Des rencontres qui se veulent, selon Olivier Carré maire d’Orléans, « un forum fait pour influencer, être diffusé ».

(de g. à d.) Sophie Ferkatadji ; Olivier Carré ; Nathalie Kerrien ; Joëlle Goepfer.

Trente-cinq intervenants, originaires de vingt-deux pays. La deuxième édition des rencontres Les Voix d’Orléans, qui se dérouleront à l’hôtel Dupanloup les 31 mars et 1er avril prochains s’installent peu à peu dans le paysage culturel orléanais. « Il s’agit de donner la parole à des intellectuels francophones qu’on entend pas souvent, avec une représentation la plus large possible », explique Sophie Ferkatadji, directrice de la culture à la mairie d’Orléans et programmatrice des rencontres francophones. Dix partenaires  – en plus de la mairie d’Orléans – dont l’association Guillaume Budé, l’association Solidarité Loiret-Algérie (ALSA), l’association Diwan Centre, l’Académie d’Orléans, les trois principales librairies orléanaises, Pierre Allorant, Hélène Mouchard-Zay et Fatim Labib.

Défendre la francophonie

« Aujourd’hui, le repli sur soi, différentes formes de totalitarismes sont une tentation. Ces rencontres de la francophonie, base des droits de l’Homme, de l’universalisme, la bataille des idées doivent retrouver un porte-voix », précise Olivier Carré lors de la présentation des différentes rencontres. Le programme est riche : la littérature pour rompre les frontières ; l’art sans frontière ; le Brexit et après ; passer les frontières : exil, refuge ; photographier les frontières ; la frontière : forme spatiale ou forme sociologique ?, etc. Parmi les intervenants, le Japonais Akira Mizubayashi (professeur de français langue étrangère), Alex Taylor (journaliste et animateur de radio et de télévision britannique), ou encore Valerio Vincenzo (artiste photographe italien) en passant par l’architecte anthropologue Sénamé Koffi Agbodjinou. Pas forcément des têtes connues, mais des têtes bien faites, et une envie de faire partager le goût de la francophonie et qui veulent la défendre, face aux attaques des fondamentaux de notre société.

Olivier Carré et Nathalie Kerrien.

Autour de l’évènement, des propositions artistiques et culturelles, notamment à l’adresse du jeune public, comme les Petites voix d’Orléans, spectacle proposé par le conteur mauritanien Mamadou Sall (à partir de 5 ans, samedi 1er avril à 15h à la médiathèque Maurice-Genevoix). Du cinéma aussi, avec des projections de films aux Carmes. Cerise sur le gâteau – si l’on ose dire – Les Voix d’Orléans ont été repérées par le Grand Tour de la Francophonie (label unique de cent évènements sur les cinq continents) et en est l’une de ses étapes.

L’année dernière, première édition de ces rencontres, environ 500 personnes avaient participé à plusieurs conférences et tables rondes. Les organisateurs espèrent cette année dépasser ce chiffre, et vise les 1000 à 2000 personnes.

F.Sabourin.

Programme complet sur : www.orleans-metropole.fr. Facebook et Twitter : #OrleansMatropole. #LesVoixdOrleans.






Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail