Elections legislatives - Les resultats en temps reel

Loiret : routes, collèges, vieillissement et temps de travail des agents au menu

Session courte mais session dense au Conseil départemental du Loiret. Échangeur d’Orléans-Gidy, contournement de Jargeau et Châteauneuf-sur-Loire, plan Loiret bien vieillir, construction de collèges ont été débattus et votés. Mais aussi le temps de travail des agents, passant de 1.572 heures annuelles à 1.607 heures.

Le projet de deviation à Jargeau.

Après un hommage d’Hugues Saury à Xavier Beulin, président de la FNSEA et du CESER décédé le 19 février dernier, « son action restera marquée par une logique d’adaptation permanente et une exigence constante du rassemblement », l’assemblée départementale a planché sur des sujets de vie quotidienne des Loirétains.

Des ponts entre les rives

La fluidité du trafic routier est une préoccupation d’automobilistes : c’est aussi une compétence du Département. La déviation de la RD 921 entre Jargeau et Saint-Denis-de-l’Hôtel et notamment le contournement de cette dernière entraîne la réalisation des ouvrages d’art afin de franchir la voie ferrée Orléans-Châteauneuf-sur-Loire, à l’est de la commune. Un projet 100 % départemental, au financement 100 % départemental, la Région n’ayant pas souhaité, même symboliquement, participer. Ce qui n’étonne guère l’élu écologiste Thierry Soler : « seule la route est privilégiée, il ne faut pas s’étonner que la Région ne participe pas. Moi ce que je constate, c’est encore une disparition de terres. Les 100 hectares environ qui vont disparaître sont irrécupérables, on ne les retrouvera pas ailleurs. Il y a d’autres projets qui mériteraient des investissements », a-t-il déclaré, sans toutefois préciser lesquels. Pour Marc Gaudet, vice président délégué aux routes et infrastructures : « il faut entendre ce que disent les maires de Jargeau et Saint-Denis-de-l’Hôtel, qui sont envahi quotidiennement par le trafic routier ». Hugues Saury tranche : « il y a eu des enquêtes publiques, des débats. Le projet est lancé, on ne va pas faire le débat à chaque séance pour cela ».

En prévision également : le nouvel échangeur sur l’autoroute A10, situé sur les communes de Gidy et Saran, d’un coût de 35 M€ hors taxes, 50 % pris en charge par l’Etat (17,3 M€).

Vieillir en Loiret

À l’horizon 2040 : un habitant du Loiret sur quatre aura plus de 65 ans contre 18 % en 2013. A l’horizon 2070, les personnes de plus de 75 ans seront deux fois plus nombreuses qu’en 2013. Hugues Saury a souhaité, dans son introduction générale, « placer cette session sous l’angle du vieillissement, avec un point d’étape sur le plan Loiret bien vieillir ». Il s’agit d’une des douze actions du projet de mandat, une programmation de gros travaux dans les Ehpad. Ceux de Gien et Lorris, accompagné par les services départementaux et l’ARS verront très prochainement les travaux débuter. Coullons, Amilly et Villemandeur sont déjà en travaux depuis l’été 2016. En vue : Saint-Benoît-sur-Loire et les deux Ehpad de Pithiviers en mars pour des visites d’études. Un « référentiel bâtimentaire » a été réalisé en interne : sa vocation initiale était de lister les préconisations fonctionnelles et techniques du Département pour l’Ehpad du futur. La domotique, l’Ehpad « hors les murs », le développement durable, les conditions de travail des salariés et prise en compte du coût global du projet sont les cinq axes considérés comme prioritaires. 

Des collèges tout neuf

Le collège Jean-Rostand, appelé à prendre place dans le futur quartier de l’Argonne.

Avant de « bien vieillir », il faut d’abord bien « grandir » : le Département a aussi choisi d’investir dans les collèges. Concernant le projet d’Orléans nord-est (quartier de l’Argonne), la concertation avec la Ville d’Orléans permet de finaliser le schéma d’aménagement et le programme de l’opération de construction. Il s’agira d’un collège de 600 élèves plus une Segpa (enseignement général adapté) de 64 places et un internat de 40 places ; mais aussi un gymnase et d’une salle polyvalente en équipements annexes dans le cadre d’une mutualisation avec la Ville d’Orléans. Le montant global est de 25 M€. Le choix de maîtrise d’œuvre devrait intervenir d’ici fin 2017, pour une rentrée prévue en septembre 2020.

Une cantine scolaire (illustration, archives Mag’Centre, (c) N. Derré).

Dans le secteur de Pithiviers, la commune de Dadonville a été choisie, en commission permanente le 10 février dernier, pour accueillir la construction d’un second collège. 600 élèves et une Segpa de 64 élèves pourront y être accueillis à l’horizon 2020. Le collège Denis-Poisson quant à lui sera reconstruit à Pithiviers pour une capacité de 600 élèves au lieu de 1.100 actuellement (plus gros établissement de l’académie). La demi-pension et le gymnase actuel seront conservés et la gare routière fera l’objet d’un réaménagement en partenariat avec la commune. L’ancien collège continuera à fonctionner pendant les travaux et sera démoli à l’issue.
D’autres projets de reconstruction sont à l’étude : Saint-Jean-de-la-Ruelle (collège André-Malraux) ; extension du collège de Tigy ; reconstruction de la demi-pension des collèges de Beaugency, la Ferté-Saint-Aubin, et Poilly-lez-Gien.  

 

Enfin, le projet de développement du Très haut débit (THD) s’accélère. Initialement Lysséo (c’est son nom) devait s’achever en 2024, mais un avenant au contrat de Délégation de service publique départementale (DSP) a été voté raccourcissant le délai à 2021. Concrètement il s’agit d’une montée progressive en débit pour les 55 zones géographiques considérées comme prioritaires. Une vingtaine d’opérations similaires sont prévues d’ici à fin 2017. 32 communes – considérées comme les plus importantes du Loiret – vont recevoir la fibre optique, soit 22 communes supplémentaires. Le Loiret a également prévu d’ici 2021, la réalisation de 41 opérations de montée en débit et la desserte de 23 zones d’activités afin d’achever le déploiement du Très Haut Débit. Côté finance ce sont 9,5 M d’€ d’investissements complémentaires. Le délégataire SFR Collectivités y contribuera à hauteur de 5,2 M d’€ (soit 55 %). Le besoin en subventions publiques additionnels est quant à lui estimé à 4,3 M d’€ (soit 45 %). Il devrait être intégralement couvert par des financements européens au titre des dispositifs FEDER et FEADER.

F.Sabourin.

Les agents du Département vont travailler plus

Actuellement, les agents des services du Conseil départemental travaillent 1.572 heures par an, soit 35 heures annuelles en deçà de la durée légale. Après concertation avec les organisations syndicales, une nouvelle organisation va se mettre en place pour que les agents travaillent 1.607 heures par an, soit 53 mn de plus par semaine. L’affaire peut paraître anecdotique, mais elle ne l’est pas ! D’autres départements ont dû effectuer le même calcul, mais le dialogue n’a pas tout à fait été le même. En Eure-et-Loir notamment, les choses ne se sont pas très bien passées. Trois réunions ont été nécessaires en Loiret, et à l’issue, le Comité technique a émis un avis favorable en faveur des nouvelles modalités d’organisation du temps de travail au sein des services. En contrepartie d’un allongement de la durée hebdomadaire (au lieu de supprimer une semaine de congés par an), les négociations ont abouti à un accord concernant les titularisations, majoritairement des agents de catégorie C (une cinquantaine), les plus précaires et souvent les moins qualifiés. Le délai est raccourci de 5 à 3 ans. Les négociations avaient pourtant mal débutées, un mouvement de grève avait même émaillé le dialogue social en décembre dernier. « C’est un accord intelligent, le dialogue social a été bon, ce qui n’a pas toujours été le cas ici », a précisé Hugues Saury.

 

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. Il parait fort surprenant que E Doligé ait toléré que les fonctionnaires départementaux n’effectuent pas la totalité de leur service .Etait-ce la contre partie du “gel” des salaires depuis plusieurs années ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *




Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail