Châteauroux : Marine Le Pen en meeting samedi 11 mars

Marine Le Pen, lors du meeting de campagne de la présidentielle à Châteauroux en mars 2012. (archives Mag’Centre).

Marine Le Pen qui ne s’est pas rendu à la convocation du juge ce vendredi (10 mars) tiendra meeting à Châteauroux samedi 11 mars en fin d’après-midi. Ce qui n’empêche pas les magistrats, à 50 jours du premier tour de la présidentielle, de poursuivre leurs investigations. Charles Hourcade, un temps recensé comme graphiste du Front national à Nanterre, a été mis en examen le 6 mars dernier pour « recel d’abus de confiance ». Il s’agit de la seconde mise en examen dans  l’enquête sur des soupçons d’emplois fictifs visant le parti frontiste. La première est celle de Catherine Griset. Cette chef de cabinet de Marine Le Pen est soupçonnée d’avoir été salariée comme assistante parlementaire « accréditée » de la patronne du FN au Parlement européen de décembre 2010 à février 2016, un statut qui suppose une présence effective à Strasbourg ou Bruxelles alors qu’elle exerçait ses activités au sein du parti. 

Charles Hourcade, assistant parlementaire de l’eurodéputé frontiste Marie-Christine Boutonnet est, pour sa part,  soupçonné d’avoir perçu indûment  « environs 37.000 euros brut entre septembre 2014 et février 2015 ».

L’information judiciaire a été ouverte en décembre par le parquet de Paris. Elle s’est poursuivie par une enquête préliminaire ouverte depuis le début de mars. Les juges d’instruction tentent de déterminer si le FN a mis en place un système pour rémunérer ses cadres ou employés avec des fonds publics de l’Union européenne, via des assistants de députés. Le Parlement européen qui s’est constitué partie civile a saisi la justice française sur le cas d’une vingtaine d’assistants parlementaires.

Commentaires

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  1. Aucun commentaire acerbe contre cet article ? Mais que font les supporteurs frontistes, d’habitude si prompts sur les réseaux sociaux ?
    Soit, ils ne lisent pas MagCentre, soit leur cellule réplique est composée de gens qui ne savent pas compter et ne maîtrisent pas les chiffres romains, pour pouvoir valider leurs commentaires.
    Le modèle de financement de ses campagnes électorales et de salariat de ses employés est dans le colimateur de la justice, mais cela n’entame pas les intentions de ses soutiens politiques. Et quand la leader maxima refuse de répondre aux convocations des policiers et des juges, elle devient mal placée pour se présenter devant les électeurs.

    • Arrêtez de considérer les électeurs frontistes comme des demeurés les résultats de la prochaine élection risquent de vous surprendre. Â bon entendeur !

  2. Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !
    On pouvait dire… oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…..
    C’est votre arrogance qui est mal placée très cher Laudes, et ce ton condescendant que vous employez volontiers à l’égard des frontistes et sympathisants laissent à penser que seuls les gens appartenant au camp dit souverainiste manqueraient de déontologie (je ne nie qu’il y ait un manque d’éthique chez certains). Mais ne soyez pas sot et n’oubliez pas les casseroles que gauche et droite ‘republicaine’ trimballent. Affaire du sang contaminé pour Fabius , affaire de l’OTS pour Charles Pasqua, l’affaire Yann Piat également pour Pasqua, affaire Quarachi pour Sarkozy, affaire du Coral 82 pour jack Lang , affairisme en tout genre chez les Balkany / didier Schuller, les Chirac et leur mafia , Gaudin à Marseille etc…ces exemples non exhaustifs rappellent qu’il ya plus grave que des affaires de pognon. Même si il est​ louable de tout critiquer tout analyser. Comme dirait l’autre les commentateurs ils commentent! Et il en est d’autres qui avancent et tracent leur sillon…en vue de renverser la table!

  3. Le problème de fond et donc le vrai débat qui vaille est celui sur la “protection” des élus parlementaires (France comme Europe) qui leur permet d’échapper à la justice pendant leurs mandats, sauf levées des immunités parlementaires.
    Celles-ci sont cependant longues et lourdes à mettre en œuvre, outre la tentation d’une certaine “collusion” entre élus de tous bords: comme si tous se serraient les coudes pour ne pas “remuer la boue”…pensant ainsi, à tort, sauver les apparences d’une démocratie malmenée par toutes ces “déviances” !

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