“Aïda” : la marche triomphale !

Et après des mois de travail et de répétitions, cette première, vendredi 17 mars au soir, d’Aïda au Zénith d’Orléans fut un triomphe que le public salua par une ovation enthousiaste, et s’il n’y eut pas trente deux rappels comme à la première de la Scala de Milan, il fallut de très longues minutes d’applaudissements, et le bis du final de l’acte II, pour que l’enchantement de cet opéra hors du commun finissent pas retomber.

Aïda (Marilyn Clément) et Amnéris (Marie Gautrot)

Car dès le premier chant d’amour d’Aïda, sa voix vous entraine dans une tragédie dont l’émotion ne vous lâchera pas jusqu’à la fin terrible du quatrième acte de cet opéra. Et c’est bien là le génie de Giuseppe Verdi, et de son librettiste Auguste Mariette, de transformer la commande (par le souverain d’Égypte d’alors), d’un opéra péplum aux résonances guerrières dont on retient, bien sûr, les trompettes de la marche triomphale, en un drame qui écartèle une femme entre son pays et son amour. Cet argument narratif, cette douloureuse intrigue, permet à Verdi de construire une œuvre lyrique d’une incroyable richesse musicale, alternant des moments à la solennité toute militaire à des chants d’amour  à la beauté déchirante.

Un spectacle total

Et surprise de la représentation, sans doute parce que la mise en scène traduit habilement cette dualité, la musique semble soudain facile d’accès, avec des airs dont l’expressivité nous touche très directement. Il est vrai, pour reprendre les termes du metteur en scène Wahid Lamamra, que la très grande “fluidité” de cette mise en scène, qui déplace autour des huit solistes, un chœur de plus de cent choristes, une fanfare, un nombre imposant de figurants, et une chorégraphie toute en finesse, donne une lecture très visuelle du drame lyrique, soutenu par un orchestre parfaitement maitrisé sous la direction de Clément Joubert.

Et comment ne pas voir l’actualité du rêve d’Aïda, d’un amour plus fort que les nations…

Alors merci et bravo à l’immense cohorte des contributeurs de ce projet de la Fabrique Opéra : lycéens, apprentis, techniciens, musiciens amateurs et professionnels, choristes, directeurs artistiques, solistes lyriques, mécènes et bénévoles, qui ce soir, par leur travail et leur contribution nous ont permis de gouter un spectacle exceptionnel.

GP

Et la scène du Zénith n’est pas trop grande pour accueillir tous les participants de ce formidable projet !

Aïda de Giuseppe Verdi
Opéra en quatre actes

les 17, 18 et 19 mars au Zénith d’Orléans
Direction artistique: Clément Joubert
Mise en scène: Wahid Lamamra
Scénographie: Ludovic Meunier
Costumes: Marie Catherine Hirigoyen
Lumière: Dan Felice
Chef de chœur: Corinne Barrère
Chef de chant: Jérôme Damiens
Chorégraphie: Emilie Plotton
avec les élèves de l’école de danse Emilie Plotton

Avec les solistes: Marilyn Clément (Aïda) Georges Wanis (Radamès) Marie Gautrot (Amneris) Kristian Paul (Amonasro) Jean-Loup Pagésy (le Roi) Benoît Gadel (Ramphis) Clara Schmidt (la Grande Prêtresse) Olivier Trommenschlager (le Messager)

avec l’Orchestre de Léonie et le Chœur Opéra de La Musique de Léonie

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La Fabrique Opéra

 

 

Commentaires

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  1. Merci.
    C’est un pur bonheur que d’oeuvrer pour la Fabrique Opera Val de Loire. Je fais partie du choeur Opera. La concretisation de ce projet est pour moi un enchantement. Le public nous porte !! Car c’est avant tout pour lui cet opéra. Le thème est d’actualité. La tragédie humaine amoureuse prend tout son sens. La fluidité de la mise en scène avec parfois presque 200 acteurs chanteurs danseuses mudiciens est un défi. Nous esperons l’avoir relevé chacun a notre place mais surtout tous ensemble sur le plateau. Le Zenith est un espace de partage ces 17, 18 et 19 mars 2017. C’ est une belle aventure humaine!

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