« L’internement des Tsiganes en France – 1941-1946 »

Conférence du mardi

Par Nathalie Grenon, directrice Cercil-Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

 Au début de la Seconde Guerre mondiale, en France, les nomades de nationalité française furent rassemblés, puis arrêtés, avant d’être transférés dans une trentaine de camps gérés par le gouvernement de Vichy.

Ces Français de souche, quelquefois même sédentaires, étaient fichés depuis 1912 et tenus par la loi de faire valider leur «Carnets Anthropométriques» auprès des gendarmeries : des fichages qui vont faciliter les internements.      

L’un des camps les plus importants à la fois par le nombre d’internés (plus de 1 190 Tsiganes dont plus de 700 enfants) et par la période de son fonctionnement (mars 1941 à décembre 1945), est celui de Jargeau situé dans le Loiret.

Mardi 21 mars 14 h 30

CANOPE ( C.R.D.P. ) 55, rue Notre Dame de Recouvrance 45000 Orléans

Gratuit : Adhérents et étudiants (U.T.L)     5€ : autres personnes

https://www.univ-orleans.fr/utl/conferences-du-mardi

 

Commentaires

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  1. Les descriptions des titulaires des carnets anthropométriques, qui ont été échangés contre d’autres carnets, sont poignantes. Ils (elles) devaient se rendre dans les maisons d’arrêt pour des prises de vues face-profil.
    J’ai été frappé par des indications sur leur taille (souvent moins d’1,50 m), leur teint (souvent “jaune”) et parfois leurs “marques” (tatouages, cicatrices). Ils étaient rattachés à la roulotte de leur chef de famille et suivis à la trace par les gendarmes. On peut consulter des carnets conservés aux Archives départementales du Loir-et-Cher. D’autres conservateurs ont malheureusement jugé bon de détruire ces carnets.

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