Les fautes d’orthographe font perdre des millions d’euros aux entreprises

Les entrepreneurs britanniques et français tirent la sonnette d’alarme. Les fautes dans les courriers ou sur les sites leur feraient perdre des sommes folles.

Une faute d’orthographe dans le courrier envoyé par la secrétaire. Une erreur sur le site internet. Une conjugaison mal maîtrisée dans le communiqué de presse. Autant de détails “techniques” qui peuvent ruiner la réputation d’une entreprise. Et faire plonger son chiffre d’affaires.

De l’autre côté de la Manche, les employeurs ont décidé de s’attaquer à ce véritable fléau.

Une simple faute d’orthographe sur le portail d’une entreprise peut faire chuter de moitié les ventes en ligne“, indiquait récemment à la BBC Charles Duncombe, un homme d’affaires désespéré par les faibles connaissances orthographiques et grammaticales des demandeurs d’emploi qu’il rencontre. […]

Si toute l’économie britannique est concernée, Charles Duncombe estime que les conséquences sont particulièrement lourdes pour le commerce en ligne. D’après ses calculs, “on perd, chaque semaine, des millions de livres sterling sur internet à cause de simples fautes d’orthographe“.

La francophonie ne semble pas épargnée. “Nos clients ont du mal à trouver des assistants et secrétaires avec un bon niveau d’orthographe“, confiait au quotidien Le Figaro la responsable du marché tertiaire chez Adecco-France, Valérie Guibout.

Dans le même article, Pascal Brouaye, directeur de la prestigieuse École centrale d’électronique (ECE), se plaignait du niveau de certains élèves, insuffisant pour pratiquer le métier d’ingénieur. “La majorité de nos étudiants ont pourtant eu la moyenne au bac français et une mention au bac“, précisait-il. […]

Cela fait des années que les universitaires tirent la sonnette d’alarme“, rappelle Richard Beaufort (CENTAL Centre de Traitement Automatique du Langage – UCL). “Il est intéressant de voir que ce sont maintenant les entrepreneurs qui attirent l’attention des médias sur ce problème majeur. Peut-être que cela fera enfin bouger les choses.

PIAB

D’après notre confrère belge de la RTBF

Commentaires

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  1. C’est sans doute un fléau pour les entreprises mais c’est aussi une “épidémie” en expansion dans les médias…y compris dans le “pure player” qu’est Mag’centre !
    Les commentaires des lecteurs ne sont pas épargnés et un “pan sur le bec” me pend au nez !

  2. C’est bien MagCentre, cette prise de conscience, que vous pourriez au moins doubler le nombre de vos lecteurs en vous relisant, ou en choisissant une version de votre traitement de texte avec un correcteur orthographique intégré. Sans rancune…

  3. Pourquoi parle-t-on toujours d’orthographe alors qu’il s’agit – et c’est infiniment plus grave – de grammaire qu’il s’agit ?
    Des fautes d’orthographe, on n’en voit en réalité quasiment nulle part. Par contre, les fautes de grammaire (conjugaisons, accords, concordance des temps) et de ponctuation son pléthore. Et gare à celui qui le fait remarquer, c’est un empêcheur de tourner en rond !

    • Je me suis un peu laissé emporter par la passion : pour la deuxième phrase, il faut évidemment lire “Pourquoi parle-t-on toujours d’orthographe alors qu’il s’agit – et c’est infiniment plus grave – de grammaire “

  4. Et si déjà on utilisait le mot “erreur” au lieu du mot “faute” ?. Ainsi la correction serait possible et plus besoin de se couvrir la tête de cendre.

    Et si en plus on expliquait les origines des mots, des règles en se référant à leurs histoires l’usage d’une langue deviendrait ludique mais nos méthodes d’enseignement sont truffées d’erreurs à corriger en tout premier lieu.
    (texte écrit sans correcteur orthographique)

  5. Quelle importance pourquoi tout ramener à l’absolutisme économique.
    Plutôt que la concurrence folle libre et non faussée des entreprises, une coopération éclairée et raisonnée est préférable.
    Et puis le métier de correcteur existe.

    • Le métier de correcteur existe, mais il est affreusement mal rémunéré, même au Québec, où j’exerce et où la moitié de la population est “analphabète fonctionnelle”. Je ne sais pas si tous nos clients potentiels sont conscients de l’argent que leur font perdre les coquilles (doux euphémisme), mais ils ne sont pas prêts à payer le prix fort pour se faire “mettre le nez dans le caca”. En tout cas, au Québec,malgré la fameuse loi 101 qui a servi de modèle à la loi Toubon, gouvernement, enseignants, journalistes, publicitaires se moquent du bon usage comme d’une guigne. Leur maîtrise de la syntaxe est celle d’un enfant de quatre ans. Un prof sur cinq échoue à un simple test d’orthographe. Le poète Georges Dor, qui fait autorité, a écrit quelques pamphlets sur le sujet. Le mal est profond, et personne ne veut s’y attaquer.

  6. Ce serait intéressant de savoir combien exactement les fautes feraient perdre aux entreprises (et lesquelles ?) de chiffre d’affaires
    Aucune précision dans cet article et surtout l’emploi du conditionnel en première phrase donc on se permet de dire tout et n’importe quoi… ?

    à savoir que les banques et beaucoup d’autres se portent bien ..(avec ou sans fautes d'”orhografe” !

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