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“Paris, la blanche”, avant-première en présence de la réalisatrice

Avant-première en présence de la réalisatrice Lidia Terki

Un film de Lidia Terki 1h  26 mn
Avec Tassadit Mandi, Zahir Bouzerar, Karole Rocher
 
Sans nouvelles de son mari, Rekia, soixante-dix ans, quitte pour la première fois l’Algérie pour ramener Nour au village. Mais l’homme qu’elle finit par retrouver est devenu un étranger.

Ceux qui en parlent le mieux:
« C’est la très belle histoire de Rekia, une femme algérienne de 70 ans restée au pays, qui décide d’aller chercher à Paris son mari, Nour. Celui-ci, émigré en France 48 ans auparavant, revenait chaque année en Kabylie, puis repartait de l’autre côté de la Méditerranée, laissant parfois un enfant à venir. Mais depuis quelques années, les seules nouvelles qu’on a de lui, c’est l’argent qu’il continue d’envoyer régulièrement à sa femme.

C’est aussi l’histoire tragique de ces vieux travailleurs immigrés, ces Chibanis, qui ont bâti les immeubles, extrait les minerais, connu les cadences infernales sur les chaînes de production, avant de comprendre que leur retour au pays serait tellement difficile qu’ils pourraient bien finir leurs jours, invisibles, dans des foyers insalubres, les cheveux blancs, le corps rompu par les travaux les plus pénibles, une tristesse insondable dans le regard.

C’est encore l’histoire de Français ordinaires qui savent encore tendre la main à l’autre à l’heure où ce geste n’est plus dans l’air du temps. Le personnage de Tara (Karole Rocher, parfaite) nous permet de rencontrer des Syriens, des Soudanais qui voient peut-être dans cette femme algérienne qui cherche son mari la mère qu’ils ont laissée au pays ou la femme qui pourrait venir les chercher un jour.
Au début du film, Rekia prend donc son courage à deux mains, n’écoute pas l’avis unanime de ses enfants qui considèrent que leur père les a abandonnés, rassemble ses petites économies et entreprend la grande traversée, celle-là même qu’a effectuée Nour près de cinquante ans plus tôt. Mais cette fois-ci, cet aller solitaire Alger – Marseille – Paris – banlieue n’a pour but que d’être suivi au plus vite d’un retour avec l’homme qu’elle aimait, qui l’aimait, et avec qui elle veut terminer sa vie dans la petite maison qui est la leur.

Rekia saura-t-elle retrouver Nour et lui insuffler la force de vie nécessaire pour reprendre la place de mari et de père que l’émigration économique lui a volée ? C’est tout l’enjeu de ce premier long métrage de Lidia Terki, un film parfaitement réussi qui, au-delà de cette histoire touchant à l’émigration algérienne vers la France des années 70, traite de toutes les immigrations et du cortège de souffrances, de déchirures, de perte d’identité qu’elles entraînent.
Paris la blanche, comme la couleur de la page sur laquelle s’écrira, ou non, l’avenir auquel devrait avoir droit un homme et une femme qui s’aiment, en tout cas qui s’aimaient. » Cinémas-Utopia.org

Vendredi 24 mars 19 h 30
 
Cinéma Les Carmes 7 rue des carmes, 45000 Orléans

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