Jean-Yves Le Drian , un troisième ministre pour Macron

Jean-Yves le Drian avec les forces spéciales à Bricy (Loiret) (archives Mag’Centre).

Après les ministres Barbara Pompili et Thierry Braillard, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est sur le point d’accorder son soutien à Emmanuel Macron, un ralliement de poids critiqué par le socialiste Benoît Hamon qui accuse ce pilier du gouvernement de trahir le vote de la primaire PS.

C’est le seul ralliement qu’avait publiquement souhaité le candidat d’En Marche, le seul aussi susceptible de bénéficier « d’un traitement spécifique » selon l’entourage d’Emmanuel Macron qui avait ouvert de longue date des « discussions » avec le président de la région Bretagne. 

Selon  une interview accordée à Ouest-France à paraître le 24 mars « Jean-Yves Le Drian a  annoncé son soutien à Emmanuel Macron à ses vice-présidents du conseil régional de Bretagne ce jeudi  après-midi à Rennes ».

En déplacement dans l’Yonne, Emmanuel Macron a rapidement réagi à cette annonce : « Je suis toujours heureux qu’il y ait des femmes et des hommes de conviction qui nous rejoignent » ; Il avait  dévoilé samedi dernier (18 mars) ses propositions pour la défense. « Jean-Yves Le Drian, c’est un responsable politique pour lequel j’ai beaucoup de respect et  qui, en Bretagne, a construit justement une majorité de projet qui est assez voisine de la démarche qui est la nôtre », a-t-il ajouté.

Coup dur pour Benoît Hamon

Si ce ralliement ne constitue pas une surprise, il est un coup dur pour le vainqueur de la primaire socialiste  qui  peine à rassembler sa famille politique. Dès la nouvelle connue  les porte-paroles de Benoît Hamon se sont  insurgés « Jean-Yves Le Drian ne respecte pas le vote des électeurs de gauche qui, y compris dans le Morbihan, ont largement désigné Benoît Hamon (lui aussi Breton) comme leur candidat pour cette élection présidentielle. Il n’est pas acceptable, en démocratie, que les responsables politiques ne s’accommodent du vote des électeurs que lorsque celui-ci leur convient », ont-ils dit. 

De son côté, dans un tweet l’ancienne ministre  et actuelle députée du Finistère, Marylise Lebranchu a trouvé « moche que le ministre de la Défense annonce son départ chez Macron le jour où Benoît Hamon parle aux armées ».

« Au rythme où vont les choses, les ralliements à Emmanuel Macron vont bientôt lui permettre de reconstituer une grande partie du gouvernement Valls”, a ironisé Bruno Retailleau (L.R.) coordinateur de campagne de François Fillon.

F.C.

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. Que Benôit Hamon continue de défendre son programme et de combattre sur ses idées sans tomber dans la “guéguerre” inutile et dans le faire semblant. D’une part, Jean-Yves Le Drian n’était pas candidat à la primaire (à la différence de Valls) et ne s’était pas engagé à soutenir le vainqueur. D’autre part, qui pouvait croire que le modéré Le Drian allait soutenir le projet plus radical (plus de gauche !) de Hamon ? Benoit Hamon et ses amis font penser à ceux qui ont feint de croire que le social libéral Hollande allait s’attaquer à la finance.

  2. Les rats quittent leTitanic pour s’accrocher aux algues glissantes du radeau de la méduse.
    Et de plus en plus d’humains se préparent à refuser la gaudriole de ces clowns soit en s’abstenant volontairement ou en signifiant leur refus de ce cirque par un vote qualifié de nul mais qui est l’expression d’un désir de vivre.

Comments are closed.






Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail