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La régionalisation des CCI est en marche (elle aussi)

Lors de l’assemblée générale de la CCI de Loir-et-Cher, Antoine Bonneville, chef d’entreprise d’Argenton-sur-Creuse et président de la CCIR (Chambre de commerce et d’industrie régionale), a présenté à la fois son parcours, et surtout la stratégie régionale des CCI, en lien étroit désormais avec le Conseil régional et les EPCI (Établissements publics de coopération intercommunale).

Antoine Bonneville (bras croisés) lors de l’AG de la CCI de Loir-et-Cher.

Encore une conséquence de la loi NOTRe (mars 2016) et d’un décret supplémentaire du 27 décembre dernier : les CCI vont devoir, elles aussi, avancer en région. « La régionalisation ne signifie pas centralisation », s’est voulu, rassurant, Antoine Bonneville, président de la Chambre de commerce et d’industrie régionale (CCIR). Cet élu consulaire de l’Indre, chef d’entreprise à Argenton-sur-Creuse (Lenzi, 25 salariés, fabriquant de lanternes d’éclairage public de style), est désormais chargé de piloter l’entité régionale des CCI. « La CCIR n’est pas hors-sol, c’est un outil au service des CCI », a-t-il également ajouté.

La régionalisation : une chance collective

Les chambres consulaires resteront complémentaires : à la région, la définition de la stratégie et du lobbying régional. Aux chambres territoriales (par département) la mise en œuvre de la stratégie territoriale, l’appui aux entreprises, le lobbying territorial. « Parce qu’il prend désormais la compétence développement économique, le Conseil régional vient de voter le SRDEII, Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation », explique Antoine Bonneville. « L’agence de développement économique Dev’Up va ouvrir des antennes dans chaque département. Les CCI deviennent des partenaires ; les enjeux nous font comprendre que cette régionalisation peut être une chance collective », dit-il.

Les CCI : dans l’action

En matière de numérique, les CCI, la mise en réseau dépasse le simple cadre de la régionalisation. Elles vont pouvoir offrir des applications pour les entreprises, les « CCI Store », labellisés au niveau national. Elles pourront choisir leurs applications en fonction de leurs besoins. Par exemple : pour aider à monter un business plan, mener des actions pour développer son activité à l’international ou encore le « CCI Map », un diagnostic stratégique à 360° pour les entreprises, expérimenté en Alsace et labellisé nationalement. Ou encore le « Pack objectif », créé lui en région Centre-Val de Loire.

Enfin, un rôle non négligeable que pourront apporter les CCI dans la mise en œuvre de la politique économique régionale vis-à-vis du Conseil régional et des EPCI (Établissements publics de coopération intercommunale), concerne l’agir. Pour Antoine Bonneville, Là où le Conseil régional est dans le « faire faire », les EPCI dans l’organisation, les chambres consulaires sont dans l’action”. Le président de la CCI régionale souhaite et milite pour que cette régionalisation ne soit pas un épouvantail et permette de « jouer collectif, dans un climat de bienveillance, d’écoute et de confiance ».

F.Sabourin.

 Un petit coup de gueule contre les hébergements collaboratifs

Yvan Saumet, président de la CCI de Loir-et-Cher, a profité de l’AG de la CCI du 27 mars pour se faire l’écho d’un cri d’alerte lancé lors de l’AG de l’Agence départementale du tourisme. « Quand on regarde certaines études, en 2016, le nombre de touristes étrangers à venir en France est en baisse. Or, l’Insee vient d’intégrer les chiffres des hébergements collaboratifs, et là, on remonte », a-t-il précisé, étonné. Face à l’ampleur que prend le phénomène de ces hébergements « chez les gens » (type plateforme Airbnb par exemple), qui échappent aux circuits économiques et surtout fiscaux classiques. « On ne peut pas laisser faire ça ! » a-t-il ajouté. « Des immeubles sont parfois entièrement dédiés aux locations collaboratives. On va faire crever des professionnels de l’hôtellerie touristique, qui dépensent beaucoup pour se mettre aux normes ». Une uberisation du secteur qui commence aussi à toucher la restauration, avec des particuliers qui ouvrent leurs tables pour des repas proposés aux touristes. « C’est une concurrence qui n’a pas de loi » a conclu Gilles Martinet, président de l’UMIH (Union des métiers et de l’industrie hôtelière). Ou comment être favorable au libéralisme économique (voire à l’ultra-libéralisme) mais pas n’importe comment…

 

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