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Tuerie de masse dans le collège de Saint-Denis-en-Val…c’est un exercice

La France reste en état d’urgence et sous la menace d’un attentat. Rien ne servirait de sa voiler la face. Alors les autorités  se préparent à y faire face. Pas seulement à Paris et dans les grandes métropoles. Ainsi la préfecture du Loiret a t-elle organisé en lien avec l’Académie, une simulation d’attentat avec “de nombreuses victimes, une tuerie de masse”, dans un établissement scolaire.

Le collège de Saint-Denis-en-Val @Ivars et Ballet

Premier message envoyé ce mardi vers 16h par La préfecture du Loiret en direction des habitants et des médias: “la préfecture a été informée à 14h 10, d’explosions dans l’enceinte du collège Val de Loire situé à Saint Denis en Val (Loiret). Suite aux nombreux appels reçus par les services de police et de gendarmerie ces derniers recommandent à la population de rester chez eux, de se confiner  et d’attendre les instructions du préfet du Loiret. Vous serez tenus informés de l’évolution de la situation”. Ainsi débute cet “acte terroriste” qui répétons-le est un exercice.

Cet exercice qui a eu lieu ce mardi après-midi (à huis clos), à partir de 14h, au collège de Saint-Denis-en Val a simulé l’irruption d’individus armés, puis l’intervention des forces de la sécurité intérieure et l’assaut donné contre les terroristes, puis l’évacuation des victimes. Quatre cents personnes représentant une vingtaine de service de l’Etat ont été mobilisées (police, gendarmerie, militaires, parquet, pompiers, mairie, conseil départemental, Education nationale, hôpital…), pour cet exercice ORSEC intitulé “nombreuses victimes, tuerie de masse”. Les collégiens n’ont pas participé directement à la simulation mais il ont été confinés dans une partie de l’établissement durant l’exercice. En revanche les “victimes” ont été jouées par des élèves de l’Ecole d’infirmières. Le secteur du collège a été entièrement bouclé et il est devenu inaccessible, y compris à la presse, et les habitants ont été prévenus, alors que l’embargo avait été gardé jusqu’ici.

Pour la préfecture, il s’agissait de tester “la gestion d’une situation de crise nouvelle, en condition réelle sur le terrain”. Depuis un an des outils de planification de crise sont en création. La coordination entre les différents services de l’Etat demeure le point sensible et fera l’objet d’une attention particulière, de même que la communication, y compris sur les réseaux sociaux. Comme l’explique Flavio Bonetti, le directeur de cabinet du préfet, ce sont aussi des séquences qui ont des conséquences dramatiques pour les victimes, comme “identifier et même dénombrer les victimes en leur attribuant des bracelets et des codes barres”. On se souvient en effet des graves dysfonctionnement constaté lors de l’attentat du Bataclan. Il s’agit d’y remédier en mettant notamment en oeuvre le PPMS (Plan particulier de mise en sûreté).

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