Attentat factice de Saint Denis en Val: 800 élèves confinés mardi

Mardi en début d’après-midi, des tirs et des explosions ont été entendus du côté du collège Val de Loire à Saint-Denis-En-Val dans la banlieue d’Orléans. C’est un agent d’accueil qui donne l’alerte ensuite en appelant le 17. Les gendarmes, l’armée, la police qui sur le pied de guerre, les pompiers du Loiret installent un dispositif de crise. Tout un quartier de Saint-Denis-en-Val est bouclé, interdit d’accès. 

Quatre individus armés ont fait intrusion dans l’enceinte du collège Val de Loire de Saint-Denis en Val, le préfet du Loiret a activé le Centre opérationnel départemental (COD) à la préfecture et a déclenché le plan ORSEC NOVI -attentat- (organisation des secours – nombreuses victimes) qui apporte une réponse face à un événement de type « tuerie de masse ».

La mairie est mise à contribution de suite. “Il a fallu que je trouve quatre salles municipales pour accueillir les blessés, les évacués…” explique après coup le maire Jacques Martinet, favorablement impressionné “par la mise en route de la grosse machine de l’Etat”. Nacer Meddah, le préfet de région qui a piloté cet exercice grandeur réelle, avec son directeur de cabinet Flavio Bonetti, révèle, “nous ne connaissions pas à l’avance les détails du scénario, au début il y a eu un gros flou”. Très vite le dispositif s’est déployé. En plus des quatre hommes lourdement armés, avec fusils à pompe et ceintures d’explosifs, un véhicule piégé a été stationné dans l’enceinte du collège.

Cette menace terroriste hante les autorités

Il s’agissait bien sur de tester l’efficacité et la coordination des services de l’Etat, des collectivités. Le retour d’expérience pointera les faiblesse éventuelles du dispositif. Mais d’ores et déjà, le préfet estimait au sortir de l’exercice qui a mobilisé 400 personnes et vingt services, que le temps de réaction du 17 pour déclencher l’alerte, sept minutes, avait été trop long. La communication externe dans son ensemble n’a pas été non plus semble t-il parfaite, même si au final les autorités jugent globalement que c’est un “satisfecit”.

Un attentat, des prises d’otages dans un établissement scolaire, cette menace terroriste, hante les autorités, cet exercice en est la preuve. “Il y a un rôle pédagogique dans un exercice comme celui-là” explique Nacer Meddah, “les enfants en parlent aussi dans leur famille”. 800 élèves ont été confinés dans l’après-midi. Principe de précaution, le risque zéro en la matière malheureusement n’existe pas. Tout peut arriver, dans n’importe quel endroit où il y a du public. Y compris dans une école et malgré les dispositifs de sécurité. Leçon de cette exercice grandeur nature, celle que donne le préfet, “soyons prêts”. 

 

 

 

 

 

 

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